8.6.09

Silence radio...

Y’a pas si longtemps que ça, j’avais écrit sur mes motivation à écrire. Je ne sais plus quand exactement, cela n’importe pas tant que ça, si vous voulez savoir pourquoi et n‘avez pas lu cette page, il vois reste a lire toutes les archives … Et ça commence à en faire !

Mais en ce moment, il me semble plus logique d’expliquer pourquoi je n’écris pas… Car bien sur, il y a également une tonne de raisons (tiens, vous me mettrez 500 grammes de raison, s’il vous plait… et tant que vous y êtes, mettez-en autant à mes enfants, voire plus !)

Oui je sais, mes raisons ont intérêt à valoir leur pesant (on y revient) de ce que vous voulez, car un post en avril, un post en mai, ce n’est pas dans les habitudes de la maison, je confirme.

Alors, quelles sont-elles, ces si bonnes raisons (si vous trouvez mieux ailleurs, je vous rembourse deux fois la différence…) ?

Tout d’abord, y’a des raisons d’ordre familial, ça c’est du lourd. Et au sein de ce sous ensemble, il y a différentes composantes : d’abord, le déménagement et l'emménagement. Pour celles et ceux qui ont donné, c’est prenant, et le temps de retrouver ses repères, il se passe pas mal de temps et de déplacements, de magasin en magasin, pour trouver tout ce dont on a besoin pour agrémenter la boite à clous... Ensuite, il y a le fait que tout cela se fait au milieu d’enfants qui ne nous laissent pas une seconde : Gabou est à l’âge des bêtises, et même si elle n’en fait pas tant que ça, il vaut mieux l’avoir à l’œil, et Fou Fou ne supporte pas d’être loin de ses parents plus de… mettons 7 minutes. Après, c’est la sirène d’alarme, que même celle de Cédric dans son chouli camion rouge, elle pimponne pas aussi fort. Enfin, il y a la préparation du baptême, qui, même si je n’ai pas encore un rôle très actif, monopolise madame, rendant monsieur moins disponible également.

Ensuite, il y a des raisons d’ordre physiologique : après 10 heures passées à se concentrer sur son ordinateur, on n’a pas si envie que ça de vous faire plaisir, et de reprendre une petite heure de dactylo, sous le fallacieux prétexte que vous êtes en manque… pourtant, des idées, j’en ai plein, il me faut juste soit une secrétaire qui se branche en direct sur mes méninges (non mais vous n’allez pas penser que, en plus, je vais lui dicter tout ça, à elle de se démener…), et y’aura tant de posts ici que je vais faire péter mes scores d’audience (qui ne sont pas terribles en ce moment

Enfin, il y a des raisons d’ordre professionnel : comme pas mal de monde commence à me le dire : « je suis content/e que tu aies eu ta promotion, tu la méritais, mais je commence à regretter le temps où tu étais disponible ». Il faut dire qu’en gros je suis passé de 20 à 120 % de charge, ça change la donne, je vous prie de le croire… Bon moi j’en suis ravi, mais j’ai hâte que 40% de cette augmentation s’achève… Ben oui, toute cette augmentation n’est pas seulement due à mon khalifat, faut pas exagérer, ça se saurait si un manager travaillait tant…

En effet, pour les ceusses qui l’ignoreraient, en même temps que je changeait de job, je me mettais à remplacer un de mes collègues suisses fou. N’allez pas dire que c’est redondant, suisse et fou, je suis sur qu’il y a des suisses pas fou… Bon, il faut peut-être chercher pas mal, mais ça doit bien exister… Mais celui là, je confirme, fada, il l’est… mais dans le même temps je l’admire pas mal car il faut le faire.

Mais il faut faire quoi ?? Il faut être bien dans ses baskets. Si si, je vous assure, c’est essentiel pour vivre une folie comme la sienne. J’essplicationne : mon collègue Christian est coureur. Pas coureur automobile, ça aurait été plus rapide, mais coureur à pieds. Oui, je sais, c’est banal, plein de monde court. Au sein de la maison des fous, y’a même une équipe qui, chaque année, se livre à la course du cœur. C’est déjà, je trouve, un truc de oufs, il s’agit d’une course par équipe, de Paris à Courchevel, en quatre jours… Faut déjà en avoir une couche, moi je dis. Mais tout cela est pour la bonne cause : cela a pour but de promouvoir le don d’organes, donc je dis « bravo, bravo et continuez »

Mais Christian est ultra marathonien… Qu’est ce donc que cette bête ? Cela se mange ? Heu, je pense que la chair doit être bien dure, car doit pas y avoir de graisse pur attendrir, et à force d’effort, le muscle se durcit un peu.

Mais qu’est ce donc qu’un ultra marathonien ?
- Marathonien, vous connaissez, ce sont les gens qui trouvent que célébrer une bataille vieille de 2500 ans (oui, bon d’accord, 2499… je me dois d’être précis) et la course que fit Phidippidès pour aller porter la nouvelle à Athènes et s’écrouler, mort de fatigue, après 4 heures de course, c'est génial.. ne me répondez pas que Phidippidès était un petit joueur et qu’aujourd’hui y’en a plein qui font des temps égaux au sien sans défuncter à la clef. D’abord, c’est pas la question du jour.
- Ultra, vous connaissez aussi. Non, je ne parle pas du club de supporters de foot mais de l’adjectif, capito ?

Donc un ultra marathonien c’est quelqu’un qui célèbre avec excès la bataille de Marathon ? On s’en rapproche, mais c’est pas tout à fait ça. C’est un coureur de l’extrême : il court, court, court, encore et toujours, sans s’arrêter, mais avec un but précis. Et dans le cas précis, mon Christian, mon ptit suisse, il est parti de Barri, au sud de l’Italie, pour aller… au Cap Nord (qui ne se trouve pas exactement en Sicile…) Et tout ça, en courant… Un peu moins de 4500 kilomètres non stop, enfin si, en dormant la nuit, mais en courant tous les jours, pendant 64 jours… Et pour info, Christian a tout de même 57 ans, mais ce n’est même pas le plus âgé de l’asile… Je ne vais pas vous dire d’aller sur le site de la course, mais en revanche, si vous voulez voir, sans vous fatiguer, ce qui motive ces gens, et ce qui se passe dans leur tête, plutôt que de vous farcir un site en allemand, allez donc voir le récit qu’en fait un pitit français, qui est de la réjouissance, Stéphane Pélissier : il nous raconte jour après jour ce qu’il ressent, et j’avoue, en lecteur assidu, que … que je n’ai rien a dire… Son récit se trouve là je vous laisse seul juge…

Mais donc, tant que Christian court, moi je rame. Logique, non ? Il revient le 22 juin, ça va me faire des vacances… Doublement car d’une part en effet je suis en vacances deux jours après, et d’autre part, une fois qu’il aura repris son pays en main, moi je me retrouverai à 80% de charge, c’est très raisonnable. Au début, égoïstement, j’espérais qu’il n’irait pas jusqu’au bout, mais maintenant je suis content d’avoir participé, à ma façon, à son exploit, en lui permettant de laisser son boulot sereinement, sans crainte de retrouver tout sans dessus dessous à son retour.

Et promis, une fois que je n’aurai plus qu’un boulot, je pense pouvoir reprendre un rythme plus raisonnable, enfin, après les vacances, faut pas pousser mémé dans les orties…

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