Ce n’est pas avec un taxi bulgare que je l’aurai vécue, loin de là…
Troisième jour à Sofia, question générale des gens de mon équipe : « quelle est ta première impression de la Bulgarie » ?
Bon d’abord, on ne peut pas dire que j’ai pu me faire une impression de la Bulgarie, sachant que je ne suis ici que depuis trois jours et que je n’ai pas passé beaucoup de temps hors du bureau ou de l’hôtel en face du bureau, et très peu dans Sofia. Résumer la Bulgarie à Sofia, voire au Business Park de Sofia c’est une vision assez réductrice, don’t you think so ?.
Mais bon, ma réponse a été immédiate : « la chose dont je vais me souvenir longtemps, ce sont les taxis »…
Petite explication :
Tout d’abord, tout le monde m’avait prévenu : « lorsque tu sors de l’aéroport, attention, ne vas pas tout droit, mais vas à droite pour prendre un taxi : ceux de cette zone sont plus légaux et clean que les autres. » A ma question sur ce que font les autres, la réponse a été : « au mieux ils te prennent dix fois le prix, au pire ils vont t’arrêter dans un coin tranquille et te tirer tous tes biens… ». J’ai donc suivi avec précision cette directive, et je suis sorti à droite…
Mais on avait oublié de me donner quelques informations complémentaires :
First, si un taxi ne peut être reconnu en tant que tel après 10 ans de carrière, en 10 ans il a le temps de souffrir. Le premier pris n’avait plus de poignée pour ouvrir la fenêtre, avait du chatterton noir pour tenter de colmater les cassures du volant et les déchirures de la couverture des sièges, avait un nombre de voyants rouges allumés sur la planche de bord qui n’avaient pas l’air d’inquiéter le chauffeur et tremblait pire qu’un centenaire atteint de Parkinson. Mais bon, il a réussi à me conduire à destination, et savait où se trouve mon hôtel. Il m’a juste fourni assez de frayeurs pour penser que les parisiens conduisent comme des grand-mères, et que la route entre Roussigny et Gometz est aussi plate qu’un billard…
Après cela est venu le temps de la seconde découverte : un second chauffeur de taxi qui sait ou se trouve le Business Park mais passe 5 minutes à tourner autour de l’entrée de l’hôtel, n’en trouvant pas l’accès, avant de me laisser sur le parking… Mais celui-là était relativement honnête, il ne m’a pas fait payer le temps perdu.
Troisième effet Kiss Cool (publicité gratuite, enfin pas pour mon taxi driver suivant !!!) : mardi soir, j’ai rendez vous avec Ani dans le centre pour diner. Nous nous retrouvons dans un endroit sympa, le seul centre commercial de l’ère communiste, si j’ai bien compris, nommé comme un des sept nains : Atchoum. Mais non, je ne suis pas enrhumé, il ne fait pas si froid, et le ressenti de la température réelle est moins si tant pire qu’à Paris, Elena est d’accord avec moi. Je vous assure que j’ai bien entendu Ani me dire « on se retrouve Atchoum… » Ah non, c’est à Tsum.. Bon, c’est pareil et ce n’est pas mon souvenir du jour, même si passer du temps avec Ani reste pour moi un plaisir bien agréable… Mais même si ce fut plaisant, il a fallu rentrer.. Et là, surprise of the day : toujours un OK taxi, on ne va pas changer les bonnes habitudes, non , mais j’atteins le summum : chauffeur tellement petit qu’invisible derrière son volant, voiture qui gémit, qui crie par tous les voyants, qui exprime sa soif de bon pétrole, dont chaque passage de vitesse me fait me demander ce qui va lâcher en premier, de l’embrayage ou de la boîte, et qui, après qu’Ani lui ait dit ou je dois me rendre, fait 500 mètres dans la direction opposée à ma destination, tourne à droite quand tout me pousse à tourner à gauche, puis s’arrête après trois minutes de cheminement pour me demander ou je vais (enfin si j’ai bien compris, son anglais étant aussi limité que mon bulgare…) et sur ma réponse « Business Park, Holiday Inn » me regarde comme un indien d’Amazonie doit regarder un européen débarquant dans son univers en 1870, avant de sortir un plan de la ville datant d’avant même l’ère communiste c’est évident et de chercher pendant 3 minutes (montre en main) en vain ce qui n’existait pas en 1917… Monsieur mon taxi driver touche à son compteur, celui qui détermine combien je dois lui payer à terme, je vois le total augmenter de plus en plus vite , puis brandit le microphone de sa radio de bord, en me disant (ca j’ai compris) « trafic.. » Je me doute qu’il appelle son central pour avoir l’explication de sa destination, et la voix qui lui répond est tellement assertive qu’il a l’air presque convaincu, et repart, alors que je vois le compteur grimper vers des sommets nettement plus hauts que Vitosha à une vitesse telle que même Virenque a l’air d’un escargot, à l’insu de son plein grès bien sur… Après m‘avoir fait prendre, je n’en ai aucun doute, le chemin des écoliers, à moins que ce ne soit la route touristique, il me dépose à 50 mètres de l’hôtel, ravi de sa performance à en juger par son sourire à mon encontre…. Il me montre le compteur, qui affiche 15.17 leva, je lui en donne 20, n’ayant pas l’appoint, il m’en rend 3, mais j’ai compris depuis longtemps que c’est normal ici bas… Et non, je ne suis pas sorti de ce taxi en pensant « je me suis fait avoir » mais en me disant « ouf, je suis à destination… » Et quand j’ai raconté ça à mon équipe, la réaction de Raina m’a bien faite sourire ; « definitevely you are a tourist… » Non, tu crois ? Bon d’accord la prochaine fois je t’engage comme guide interprète…
M’enfin normalement il ne me reste qu’un taxi à prendre tout à l’heure, en direction de l’aéroport, là j’ai du mal à imaginer comment je pourrais me faire promener comme dans un grand bois…
Et ce n’est pas grave, ça met juste un peu de fun dans ce séjour, et mon appréciation globale restera la même : je suis venu ici en espérant en retirer plein de choses, j’ai été pleinement satisfait et je suis plus que ravi de ce séjour… Mais je suis aussi ravi que ma petite femme vienne m’attendre à l’aéroport, j’ai ma dose en termes de taxi, pour Tobrouk ou pour ailleurs…
Troisième jour à Sofia, question générale des gens de mon équipe : « quelle est ta première impression de la Bulgarie » ?
Bon d’abord, on ne peut pas dire que j’ai pu me faire une impression de la Bulgarie, sachant que je ne suis ici que depuis trois jours et que je n’ai pas passé beaucoup de temps hors du bureau ou de l’hôtel en face du bureau, et très peu dans Sofia. Résumer la Bulgarie à Sofia, voire au Business Park de Sofia c’est une vision assez réductrice, don’t you think so ?.
Petite explication :
Tout d’abord, tout le monde m’avait prévenu : « lorsque tu sors de l’aéroport, attention, ne vas pas tout droit, mais vas à droite pour prendre un taxi : ceux de cette zone sont plus légaux et clean que les autres. » A ma question sur ce que font les autres, la réponse a été : « au mieux ils te prennent dix fois le prix, au pire ils vont t’arrêter dans un coin tranquille et te tirer tous tes biens… ». J’ai donc suivi avec précision cette directive, et je suis sorti à droite…
Mais on avait oublié de me donner quelques informations complémentaires :
First, si un taxi ne peut être reconnu en tant que tel après 10 ans de carrière, en 10 ans il a le temps de souffrir. Le premier pris n’avait plus de poignée pour ouvrir la fenêtre, avait du chatterton noir pour tenter de colmater les cassures du volant et les déchirures de la couverture des sièges, avait un nombre de voyants rouges allumés sur la planche de bord qui n’avaient pas l’air d’inquiéter le chauffeur et tremblait pire qu’un centenaire atteint de Parkinson. Mais bon, il a réussi à me conduire à destination, et savait où se trouve mon hôtel. Il m’a juste fourni assez de frayeurs pour penser que les parisiens conduisent comme des grand-mères, et que la route entre Roussigny et Gometz est aussi plate qu’un billard…
Après cela est venu le temps de la seconde découverte : un second chauffeur de taxi qui sait ou se trouve le Business Park mais passe 5 minutes à tourner autour de l’entrée de l’hôtel, n’en trouvant pas l’accès, avant de me laisser sur le parking… Mais celui-là était relativement honnête, il ne m’a pas fait payer le temps perdu.
Troisième effet Kiss Cool (publicité gratuite, enfin pas pour mon taxi driver suivant !!!) : mardi soir, j’ai rendez vous avec Ani dans le centre pour diner. Nous nous retrouvons dans un endroit sympa, le seul centre commercial de l’ère communiste, si j’ai bien compris, nommé comme un des sept nains : Atchoum. Mais non, je ne suis pas enrhumé, il ne fait pas si froid, et le ressenti de la température réelle est moins si tant pire qu’à Paris, Elena est d’accord avec moi. Je vous assure que j’ai bien entendu Ani me dire « on se retrouve Atchoum… » Ah non, c’est à Tsum.. Bon, c’est pareil et ce n’est pas mon souvenir du jour, même si passer du temps avec Ani reste pour moi un plaisir bien agréable… Mais même si ce fut plaisant, il a fallu rentrer.. Et là, surprise of the day : toujours un OK taxi, on ne va pas changer les bonnes habitudes, non , mais j’atteins le summum : chauffeur tellement petit qu’invisible derrière son volant, voiture qui gémit, qui crie par tous les voyants, qui exprime sa soif de bon pétrole, dont chaque passage de vitesse me fait me demander ce qui va lâcher en premier, de l’embrayage ou de la boîte, et qui, après qu’Ani lui ait dit ou je dois me rendre, fait 500 mètres dans la direction opposée à ma destination, tourne à droite quand tout me pousse à tourner à gauche, puis s’arrête après trois minutes de cheminement pour me demander ou je vais (enfin si j’ai bien compris, son anglais étant aussi limité que mon bulgare…) et sur ma réponse « Business Park, Holiday Inn » me regarde comme un indien d’Amazonie doit regarder un européen débarquant dans son univers en 1870, avant de sortir un plan de la ville datant d’avant même l’ère communiste c’est évident et de chercher pendant 3 minutes (montre en main) en vain ce qui n’existait pas en 1917… Monsieur mon taxi driver touche à son compteur, celui qui détermine combien je dois lui payer à terme, je vois le total augmenter de plus en plus vite , puis brandit le microphone de sa radio de bord, en me disant (ca j’ai compris) « trafic.. » Je me doute qu’il appelle son central pour avoir l’explication de sa destination, et la voix qui lui répond est tellement assertive qu’il a l’air presque convaincu, et repart, alors que je vois le compteur grimper vers des sommets nettement plus hauts que Vitosha à une vitesse telle que même Virenque a l’air d’un escargot, à l’insu de son plein grès bien sur… Après m‘avoir fait prendre, je n’en ai aucun doute, le chemin des écoliers, à moins que ce ne soit la route touristique, il me dépose à 50 mètres de l’hôtel, ravi de sa performance à en juger par son sourire à mon encontre…. Il me montre le compteur, qui affiche 15.17 leva, je lui en donne 20, n’ayant pas l’appoint, il m’en rend 3, mais j’ai compris depuis longtemps que c’est normal ici bas… Et non, je ne suis pas sorti de ce taxi en pensant « je me suis fait avoir » mais en me disant « ouf, je suis à destination… » Et quand j’ai raconté ça à mon équipe, la réaction de Raina m’a bien faite sourire ; « definitevely you are a tourist… » Non, tu crois ? Bon d’accord la prochaine fois je t’engage comme guide interprète…
M’enfin normalement il ne me reste qu’un taxi à prendre tout à l’heure, en direction de l’aéroport, là j’ai du mal à imaginer comment je pourrais me faire promener comme dans un grand bois…
Et ce n’est pas grave, ça met juste un peu de fun dans ce séjour, et mon appréciation globale restera la même : je suis venu ici en espérant en retirer plein de choses, j’ai été pleinement satisfait et je suis plus que ravi de ce séjour… Mais je suis aussi ravi que ma petite femme vienne m’attendre à l’aéroport, j’ai ma dose en termes de taxi, pour Tobrouk ou pour ailleurs…
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