Comme disait l’autre. Si si, l’autre, le père Antoine ! Pas Antoine San Antonio, ni encore moins son inséparable compère Béru (je sais, ça commence à faire peur, quand mes références partent à ce niveau…), mais l’adaptateur d’Anaxagore de Clazomènes, qui l’avait énoncé de façon, je trouve, beaucoup plus agréable à lire : «Rien ne naît ni ne périt, mais des choses déjà existantes se combinent, puis se séparent de nouveau ». Mais donc en l’honneur de quoi Lavoisier (ben oui, c’est de lui qu’il s’agit, bande d’ignares, le niveau des références vous convient plus ?) ou sa muse ponctuelle qu’était ce bon vieil Anax-machin chose m’incitent à prendre ma plume version 2011, pas faite en véritable oiseau afin de ne pas me mettre à dos la LPO ?
En l’honneur du fait que parfois il vaut mieux en rire qu’en pleurer, même si là je ne sais pas trop quelle contenance prendre… Tiens, en parlant de contenance, j’irai bien tester la contenance d’un verre à whisky avec le dernier Islay que je me suis offert, un petit 12 ans d’âge qu’on ne peut pas accuser d’être mineur… Et qui tient la route, commentaire ajouté après la première gorgée…
Mais à la base, il ne s’agissait pas de la contenance de mon verre, mais de la mienne. Et celle-ci est nettement supérieure à celle-là, c’est heureux pour moi foie.
Bon, transformation, contenance, rire, pleurer… Ca ne vous pas penser à quelque chose d’assez récurent dans mes écrits ? Réfléchissez deux secondes sur mes sources d’inspiration : le quotidien essentiellement, non ? Et de quoi est fait mon quotidien ? De, de ??
- des enfants, oui bien sur, mais je n’ai pas envie de m’étendre sur eux, raconter comment la dent du petit rat est à géométrie variable et qu’il a repeint en rouge la moquette et ses (et mes) fringues, ça ne peut pas faire un écrit motivant à lire, à moins de travailler soit au service pédo-dentaire de la Pitié Salpêtrière (ils ont bien aimé sa mâchoire, la preuve, y’a un des docs qui l’a prise en photo dans tous les sens pour la montrer à ses élèves…) soit dans une blanchisserie chinoise, spécialiste du nettoyage des tapis…
- du voisinage, et à ce sujet je pourrais écrire un nouvel épisode de « mon voisin le… » car on est repartis dans le même genre de film… mais je n’ai pas encore assez de matière pour cela
- et du travail bien sur… Sujet inépuisable de réflexion de ma part, qui a alimenté nombre de mes écrits et continue à le faire, ce soir par exemple…
Etant entendu que ce dont nous allons parler est lié à des choses qui se combinent puis se séparent à nouveau (tiens, c’est amusant, je pourrais partir sur la même trame pour parler de quelques divorces dont j’ai entendu parler récemment chez des collègues, qui franchement n’ont rien créé, il faut dire que 6 mois de mariage, ça fait peu pour créer… ) dans le cadre du travail, on se rend compte à cette lecture que ce soir je vais faire un cours ITIL sur le Change Management. Bon je vais me faire gagner du temps et à vous aussi, on va directement aller voir la , tout est dit dessus. Et y’a une chose qui me plait : la gestion du changement est une discipline… Alors je suis franchement indiscipliné, car là j’ai énormément de mal à le gérer, le changement qui s’annonce…
Il faut dire que depuis en gros 2 ans, j’ai bossé pour atteindre un objectif, tant perso que pour mon équipe, en fonction de l’orientation générale que la boîte prenait… Oui, je sais, j’aurais du me méfier, chez nous, le court terme c’est la semaine, le moyen terme, le mois, et le long terme le trimestre, alors baser autant de choses sur un projet à deux ans, c’est suicidairement contre-productif… Mais je suis comme ça, un éternel optimiste, qui croit que l’univers entier travaille à améliorer les choses, à stabiliser le chaos, à organiser le vide…
Bon c’est pas grave, ce sera pour une autre fois que l’univers se mettra à bosser… Car clairement là il se la coule douce, l’Univers… Non mais si c’est vrai, je vous assure… Deux ans de boulot, à convaincre un nombre incalculable de managers que ma vision est bonne, à trouver des sponsors, à lancer des pilotes, à faire évoluer les gens, ou du moins les pousser à évoluer, en leur vendant l’intérêt de l’évolution, à bosser de très longues heures sur tel ou tel projet, telle ou telle comm’, and so on… Et hop, au détour d’une conférence téléphonique (comme dirait Gabrielle : « papa est en call ») parlant d’une des grosses claques déjà reçues il y a 8 mois, donc absorbée, et compensée en vendant à tout un tas de gens , de l’Autriche au Monde, que encore une fois mon mouton à 5 pattes fournira autant de laine qu’un à 4 mais en marchant moins, que mon planeur en bronze plaqué platine volera aussi longtemps et aussi loin que Klaus Ohlmann sur son D15, ou que le Titanic va transformer son iceberg tueur en glaçons pour le Mojito du soir, on me file une seconde claque, juste derrière les oreilles, sans prévenir, une qui fait bien mal, une qui marque...
Bon, jusqu’à présent, le pire est qu’on m’a cru quand j’ai présenté mes idées farfelues de marier l’eau et le feu pour en faire un chouette cocktail, et personne n’a remarqué que la cinquième patte du mouton était une patte d’oie, que mon planeur provenait des usines Boeing ou Airbus (publicité gratuite) et que je ne bois pas de Mojito, mais je préfère le whisky…

Donc bon, si ça marchait, je n’allais pas m’en plaindre, mon plan de « putain deux ans » était presque arrivé à conclusion, et malgré tous les aléas, je commençais presque à me dire que « tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possible », c’est dire à quel point j’étais Candide… Mais bon, ce simple « call » m’a chassé de Thunder-ten-Tronckh, et voila que tout ce que j’avais réussi a bâtir est menacé par une nième réorganisation, la claque surprise reçue sans les coups de semonce… Bon, elle n’est pas encore annoncée cette claque, on n’envisage pas de changement avant au moins, oh la la, facilement 3 mois, voire 6, mais on sait qu’on va l’avoir…
Pas grave, ma parade était prête (enfin l’a été 2 heures plus tard…), et j’avais déjà l’arme ultime de défense préventive (comme dirait l’autre SI VIS PACEM PARABELLUM, ou même MAGNUM .345), et j’ai déjà proposé à mon chef actuel que j’ai séduit pendant un an de divorcer à mon tour, pour revenir à mes premières amoures, en profitant de cette rupture et de la future réconciliation pour agrandir ma famille et englober les demi-frères de mes enfants… Z’avez pas tout compris ? Lui si, et il semblerait même presque prêt à un ménage à trois…
« … Tout se transforme »
PS : pour les non initiés, j'expliquerai le lien entre l'image choisie pour illustrer mes écrits et ceux-ci off-line :-)
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