Vous souvenez
vous de ces pubs, qui datent des années ou on ne brulait pas les fumeurs en
place publique ? C’était une campagne menée par Hamlet (non, pas celui de to be or not to be…)
qui était so british qu’il était impossible de ne pas aimer, enfin, pour
quelqu’un comme moi…
Et y’avait
quelque chose que je trouvais essentiel dans cette approche : happiness
n’est pas uniquement un cigare, c’est sur, mais happiness est certainement une question
de mindset. Pensez donc, regardez ces publicités : à chaque fois, tous les
acteurs des différentes pubs ont un plus ou moins gros et douloureux problème.
Mais pas grave, avec leur cigare, ils oublient tout le reste et enjoy happiness…
Quand on discute
avec la majorité des gens, très souvent, ils vous disent « oui c’est le
pied » ou « non c’est un cauchemar » mais si franchement on
compare le pied du cauchemar, on se rend compte qu’il n’y a pas tant de
différences que cela. Cela dépend de leur vision, de leurs valeurs, et de leurs
buts.
Ainsi, au boulot,
j’ai un client, qui connait très bien ma mission et mon rôle, puisqu’o na
appartenu à la même équipe, et postulé aux même évolutions, avant qu’il ne s’oriente
plus vers le business et moins vers le process. Ce collègue a sans doute comme
plus gros défauts (si tant est que cela en soit dans le cadre du boulot) d’être
pointilleux et exigeant : que ce soit de ses clients, ses propres employés
ou ses fournisseurs, il demande un
niveau de qualité qui peut être pris comme étant une critique destructrice,
mais qu’on peut également considérer comme quelque chose de positif, qui a pour
but de faire évoluer les choses, de les améliorer and so on. Dans mon équipe,
je dois sans cesse ressasser le même message et les forcer à adhérer à ma
compréhension des remarques (parfois peu diplomatiques, pas trop étonnant quand
on connait les origines de l‘individu en question) qu’on peut recevoir de sa part et à y chercher la frange d'or que même le plus noir nuage a toujurs (souvenir de mes chants scouts...)
Il en va de même
pour tout : je connais des gens, si je leur dis : « je te donne
5 kilos d’or à 750 millièmes » ils vont être dépités car ils auraient
préféré du 916 millièmes. La différence est sans doute notable, mais s’ils
étaient capables de changer de point de vue, ils pourraient se dire que c’est
super, et déjà mieux que du 585 millièmes. Et si franchement ils avaient la
bonne vision, ils se diraient « de l’or… » Non, ils jugent,
apprécient, pour ne pas dire déprécient tout : ce qu’ils font, ce que les
autres font, ce qu’ils obtiennent… Et cela les rend plus heureux ? J’en
doute
Après, l’autre
élément est, selon moi, les buts qu’ils se fixent : je connais des gens
qui se disent « je veux être big boss dans x temps » et s’ils n’y
arrivent pas, même si ils atteignent un niveau de middle boss ils se
considèrent en situation d’échec cuisant. J’en connais d’autres qui se disent « je
veux atteindre un certain niveau de responsabilité » et qui seront
satisfaits de ce qu’ils obtiennent. Moi par exemple, je demande toujours
beaucoup, mais je fais tout ce que je peux pour être content de ce que j’obtiens,
que ce soit de moi, ou des autres.
Bon d’accord, c’est
facile de dire qu’il faut être heureux de ce qu’on obtient, un cigare, un
succès, une récompense, du plaisir… Mais en fait cela change quoi ? Tout
dépend de ce qu’on souhaite voir comme changement : après des études sur l’état
d’esprit des employés d’une grande société américaine (non, pas la maison des
fous…) on a pu constater que l’état d’esprit des employés ne générait pas de
profit en plus pour l’entreprise, et même que les employés qui fument le cigare,
pardon, qui sont dans une hapiness vib’ n’étaient pas plus performants que ceux
qui voient tout en gris ou en noir. Donc OK, professionnellement, autant être dans
un smoke free environment, on n’aura pas de surprise, ni bonne ni mauvaise,
tout le monde fait la tronche, et moi je suis ravi d’être télétravailleur… En
revanche, au niveau personnel, je suis sur, sur et certain et convaincu que
cela change tout : dans la vie de tous les jours, avec les amis, avec la
famille, avec les enfants, si on feel the blues, cela se ressent forcément,
alors que si on se rappelle qu’it can’t rain all the time, notre entourage le ressent, et tout le
monde s’en sort normalement mieux, même Eric Draven en était convaincu, pourtant il avait un lourd passif...
Allez, puisque c’est
ça, un cigare, un whiskey, et ca sera parfait pour achever une journée bien
remplie…. ! Et si jamais moi cela me permet d'avoir mon happiness, je ne vois pas pourquoi je m'en priverais. Ce n'est pas un paradis artificiel tel que Charles nous le décrivait, c'est sans doute moins extrême, moins dangereux aussi, sauf si l'addiction devient aussi forte, car alors le plaisir laisse place au besoin, et le bonheur à la quête d'une satisfaction aussi artificielle qu’éphémère... Mais si on sait se contenter de cette tranche d'happiness, on en aura grand plaisir toujours, et on ne mourra pas dans les affres d'une insatisfaction chronique que rien ne peut combler...
Et flûte, j'avais oublié, pas de cigare pour moi, alors tant pis, on va se faire plaisir avec un bon petit irlandais, et ça sera mon happiness du soir... Sláinte

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