les coups d'humeur

N'étant pas une vache, je préfère ne pas ruminer mes pensées, mais les mettre à plat, ce qui aide à les préciser. Les voici donc, au gré des courants de mes réflexions, de mes humeurs, et de mes envies

14.10.09

"Je suis un peu fou

Sac au dos sans trève,
J’emporte mon hibou,
Mon banjo et mes rêves"

Certains commnaissent peut être cette chanson que je chantais quand j’étais jeune scout, il y a… il y a trop longtemps pour que je dise quand…

Et bien je vous rassure, et je confirme, ce n’est pas complètement exact : je ne suis pas un peu fou, je suis complètement fou… Si si, la preuve : Je rale comme un putois sur mon manque de sommeil, sur l’absence de grasses matinées, et les cheveux blancs que les enfants m’ont généré. Et ca se comprend si on se livre à ce rapide calcul :
- premier enfant : Velvet, arrivée dans la famille il y a 5 ans : avec elle, sortie tous les jours vers 7h du matin, semaine ou WE. Bilan : 20 mois où, à cause d’elle, j’ai perdu une heure et demi de sommeil par nuit. 600 jours à 1.5 heure = 900 heures de sommeil perdues
- deuxième enfant, Gabrielle, arrivée dans la famille il y a 3 ans et 3 mois. Réveil à 5 heures pendant un an, puis 6h en moyenne. 365 jours à 3 heures et 400 jours à 2 heures = 1.068 + 800 = 1.868 h de sommeil égarées
- troisième enfant, Raphael, arrivé dans la famille il y a 1 an et un mois. Réveil quotidien à 5h45. 390 jours à 1.45 heures = 682.5 heures de sommeil en moins.

Si j’additionne tout cela, j’arrive, vous en conviendrez avec moi, à 3.450,5 heures de sommeil qui m’étaient dues, et dont je n’ai pu bénéficier. Si on considère qu’une nuit de sommeil fait 8 heures, j’arrive à environ 431 nuits complètes qui me sont dues par mes enfants…

Un an et deux mois de sommeil en retard… Et je ne compte pas sur leur gratitude pour me les rendre une nuit ou l’autre… Surtout qu'à ce calcul que je viens de présenter, si on considère que le WE j’ai droit à grasse matinée, il faudrait ajouter 520 heures en rab, et sur une base de 9 heures de sommeil (je parle de grasse mat’, c’est pas pour me lever aussi tôt qu’en semaine… suivez, à la fin…), cela ferait encore 2 mois de sommeil que mes enfants me doivent

Avec un tel arriéré de sommeil, et sachant que le petit rat n’a pas fini de se lever aussi tôt, on pourrait penser que j’ai ma dose, surtout que ce n’est pas fini…

Et bien non, je dois en effet être certainement totalement fou, car je remets le couvert… On va repartir pour 2 à 3 ans de réveils à l’aube. En gros, lorsque j’aurai 45 ans, si la petite dernière me laisse dormir âgée seulement de deux ans, mes chers enfants, les trois actuelle et celle qu’on attend avec les cloches de Pâques, me devront cet arriéré plus (6 mois liés à Raph plus 2 ans liés à sa sœur à venir (oui, j’ai commandé une fille, et je compte bien que ma commande soit honorée, on le saura à Noel) en étant optimiste = 180x1.45 + 365*2+365*1.5 = 1.538 heures à ne pas dormir… On ajoute donc en gros 192 jours à l’addition, ce qui fait qu’à 45 ans, mes enfants me devront deux ans et quelques de sommeil, en leur faisant un prix de gros et sans compter l’impact grasse mat’ en plus, car de toutes façons, je crois que c’est quelque chose que je peux définitivement oublier, alors que les réveils au milieu de la nuit, avec de la chance, ca ne durera pas aussi longtemps que les impôts…

Après ça, sachant que je suis censé être quelqu’un de sensé, on peut se demander ce qui m’a poussé à démarrer numéro 3… On peut se le demander, je me le demande d’ailleurs… Non, je ne me le demande pas, je me demande juste ce qui m’a poussé à arriver à la conclusion que c’était le bon moment…

Bon d’abord, y’a pas souvent de bon moment, donc celui-ci était, il me semble, un pas mauvais, et meilleur que bien d’autres. Mais tout de même, j’aurais dû me livrer à ce calcul avant de lancer le projet, j’y aurais sans doute réfléchi une minute de plus… Comme dirait l’autre : « putain, deux ans »… Deux ans de sommeil qui me sont dus, et en France, on sait bien qu’il est impossible de supprimer un privilège. Or, je confirme, dormir tout son saoul est un privilège, et pourtant on m’a retiré ce privilège…

Je l’ai toujours dit, la nuit du 4 Aout est une nuit lourde de conséquences, n’est ce pas Mape ? Et moi je le dis haut et fort, enfin je l’écris gros et gras « VIVE LE ROY ET LE RETOUR DES PRIVILÈGES ! »

23.9.09

Du plaisir à se faire livrer à domicile...

J’adore les services de livraison à domicile… Si si, j’adore, surtout pour leur efficacité. Nouvel exemple de leur professionnalisme : les livraisons que j’ai finalement récupérées la semaine dernière, ce qui me rappelle une autre livraison, il y a quelques années.

Commençons donc par l’histoire ancienne, avant d’en arriver aux temps modernes :

- en 1991 (oui, je sais, ça date…) j’avais une copine (c’est de l’histoire ancienne, Mape, tu étais encore au jardin d’enfant, y’a prescription) qui adorait la lingerie fine. Pour son anniversaire, je décide de lui faire un cadeau qui devrait lui plaire, et je passe par une de ses amies, vendeuse dans un magasin de lingerie, pour faire ma commande (je rappelle aux moins de 20 ans, qui n’ont pas connu ca, qu’à l’époque, y’avait pas Internet, juste le minitel…). Elle expédie donc, via madame la Poste Française, le colis, dans un emballage facile à repérer (cela aura son utilité par la suite), avec valeur déclarée, remise contre signature, et tout le toutim.

Après quelques jours d’attente, l’anniversaire approchant, je la recontacte pour savoir ce qu’il en est de l’expédition. Elle me dit que tout est parti il y a de cela 10 jours ouvrés, qu’il y a donc un os dans le potage. Je me dirige vers mon bureau de poste, avec la référence de l’envoi, la description du colis, ma pièce d’identité, enfin tout ce qu’il faut. Arrivé là bas, je demande des explications, et s’ils trouvent bien trace du colis (ah au moins, c’est bon signe, cela prouve qu’il existe et a bien été envoyé), ils le perdent au niveau d’un centre de tri parisien.

La guichetière me demande de repasser sous une semaine, ils vont se renseigner. Je demande accélération de la recherche, l’anniversaire étant pour dans 10 jours, chose que la jeune femme comprend. Une semaine plus tard, je retourne au bureau de poste, tombe sur la même personne, qui me reconnait assez facilement, mais qui hélas me dit que son enquête n’a pas encore abouti. Elle me demande de repasser le vendredi, chose que bien sur je commence à trouver un peu dérangeante. Le vendredi suivant, veille de l’anniversaire, je reprends le même chemin, attend la même guichetière et l’interpelle. A sa réaction, je comprends immédiatement que l’os dans le potage s’est transformé en squelette entier, surement celui du facteur…

M’énervant, je demande à voir le directeur du bureau, pour savoir ce qui se passe. On me renvoie dans mon coin, vous pensez bien, un client qui râle, on ne va pas lui faire rencontrer une personne aussi importante aussi facilement. Devant mon insistance, on me donne rendez-vous pour le lendemain. Le lendemain, je me pointe au bureau de poste, plus que remonté, et je me jette sur ma guichetière (à croire qu’il n’y en avait qu’une seule…) qui voit se précipiter vers elle un mec en colère, et qui l’agresse (verbalement, je le précise) direct en lui demandant « ou est ce directeur qui doit me retrouver mon bustier et mon porte jarretelles ? » Venant d’un mec sapé tout en noir, à peine gotho sur les bords, cela jette un froid certain dans ce tranquille bureau de poste du XVII° arrondissement de la capitale… Le directeur me reçoit fort gentiment, et tout aussi gentiment m’explique que le colis s’est « égaré », qu’une enquête a été ouverte en centrale, et que tout ce qu’il peut faire c’est d’une part me demander de patienter et d’autre part enregistrer ma réclamation, en vue d’un remboursement si on ne trouve pas le colis. Je le traite de tous les noms, vantant la qualité de ces Petits Travailleurs Tranquilles, et la perte d’un colis qui comme par hasard avait une certaine valeur déclarée (3.000 Francs, pas loin de 460 € pour ceux qui savent plus ce que valait un franc français). Ma plainte est enregistrée, je quitte le bureau en gueulant comme un putois, et me retourne à la maison pour expliquer à ma chère et tendre que je n’ai rien à lui offrir…

Passons sur ce délicat moment, la donzelle obtient confirmation de son amie que j’ai bien acheté ledit cadeau, qu’il est bien parti deux semaines plus tôt, mais qu’hélas ! il s’est égaré quelque part.

Pendant que de mon côté je continue de harceler le bureau de poste, la miss quant à elle se met à faire des recherches de son côté, et à force d’insistance, obtient un rendez-vous avec un gars, à la Poste du Louvre, qui la conduit dans un immense entrepôt où se trouvent tous les envois (lettres et colis) qui, pour une raison X ou Y, ont quitté le circuit normal de distribution, et sont en attente d’une solution (solution qui peut être recherche du destinataire ou tout simplement destruction ou autre…) A peine arrivée, elle repère quasiment instantanément son colis qui en effet était facile à repérer : pensez donc, il était enveloppé d’un papier rouge à pois noirs, façon coccinelle, et mesurait 40x50x2cm. Constatant que le nom du destinataire est le même que celui présent sur la carte d’identité qu’elle lui présente, le gentil monsieur lui donne le colis, sans rien lui faire signer, sans rien demander.

Mais de mon côté, la plainte courrait toujours. Un mois plus tard, je reçois un courrier qui me dit que ma plainte est toujours ouverte, mais que comme je ne les ai pas recontactés, si je ne les appelle pas, les facteurs considéreront que ma plainte est caduque passée 2 semaines. Comme on a ce qu’on attendait, je ne fais rien bien sur. Cela ne doit pas leur suffire, puisqu’un mois plus tard, je reçois exactement le même courrier, et à nouveau je ne fais rien, je les écoute et j'obéis. La fin de l'année universitaire arrive, et moi je pars : il est temps d’aller faire un stage de fin d’étude, et je vais donc m’installer en Suisse. Etant prévoyant, je fais une réexpédition du courrier, chez mes parents, ne gardant pas d’adresse en France, sachant qu’à l’issue de mon stage, la Nation m’appelait pour aller jouer au petit soldat.

Régulièrement, pendant l’année qui a suivi, j’ai reçu le même courrier, et régulièrement, je n’ai pas donné suite puisque je n’avais plus rien à réclamer. Me retrouvant sous les drapeaux, j’avoue que je n’y pense plus beaucoup, c’était de l’histoire ancienne. A cette époque, les standards téléphoniques n’étaient pas aussi développés que maintenant, et il n’était pas possible de contacter directement un militaire, en cas d’appel urgent, le poste de garde faisait passer un message par tous les haut-parleurs du quartier, nommant le soldat, le motif de l’appel et le lieu où il pouvait répondre. J’avoue que je me serais bien passé d’entendre, par un beau jour du mois de juin : « le sergent clouclou est attendu au poste de garde pour répondre à un appel concernant son bustier et son porte-jarretelles »…Surtout que pour aller de ma compagnie au poste de garde, il fallait passer devant tout le monde, et j’ai eu droit à mon lot de remarques… Total, quand je suis arrivé au poste, j’ai très légèrement incendié l’inspecteur des Postes qui m’appelait, en lui faisant remarquer que si on me dit qu’en cas de non action de ma part, la plainte st oublié, et si on me le dit 10 fois, j’ai tendance à ne rien faire. J’aurais du maintenir ma plainte et demander mon remboursement, c’est beau la naïveté…

- Aujourd’hui, enfin il y a 10 jours, nous attendions un colis Chronopost que la marraine de Raphaël lui avait fait expédier depuis un site hollandais, contenant son cadeau d’anniversaire. Pour être sûre que le cadeau soit là en temps et en heure, Ophélie avait payé plein pot, s’assurant d’une livraison le jeudi, soit largement dans les délais.

Jeudi, rien, pas de livraison, et comme nous n’avons pas quitté la maison, on ne peut pas dire que c’est comme par hasard juste au moment où il n’y avait personne que le livreur est venu. Grace à ses relations (mais non, pas du piston, qu’allez vous croire…) Ophélie réussit à joindre le service Chronopost par le numéro « professionnel », celui où on n’attend pas 15 minutes à 15 centimes la minutes…. Là on lui dit que le coursier est venu, n’a pas trouvé l’adresse, et est reparti…

Ben tien, c’est facile ça comme explication, déjà le mec il a même pas mis un avis de passage dans la Boîtalettres, qu’il ne me dise pas qu’il ne l’a pas trouvée… Après discussion, puisque ledit livreur est incapable de chercher une maison parmi 12, il est convenu que le colis sera livré au bureau de poste de Violette (c’est le nom de la rue…) le samedi, entre 9 et 13h, et que donc on pourra l’avoir à temps. Samedi on se dirige donc vers le bureau de Poste susmentionné, et à notre arrivée, on nous répond que « non, nous ne recevons pas les Chronopost, allez voir à Volaille » (ça veut pas dire « allez vous faire voir, c’est encore le nom de la rue…). Hop, on reprend nos cliques et nos claques, enfin plutôt nos poussettes et nos enfants, et on se dirige à Volaille. Là bas, même si c’est le bureau normal de réception des Chronopost, ils n’ont rien pour nous… On leur explique que c’est pour l’anniversaire du petit rat, et la chef de centre, sortie nous voir, pour l’occasion, nous donne son numéro direct, celui de l’autre bureau, et enfin celui de l’agence Chronopost du coin, pour voir directement avec eux.

Dépités et remontés contre le livreur qui s’engage sur ses délais de livraison, de retour atome, j’appelle donc l’agence locale. Là, je tombe sur … non, pas le responsable d’agence, qui est parti en livraison, mais sur un livreur, qui tient la permanence, logique, non ? Mais c’est le livreur de base : il sait pas aller voir dans les systèmes si ils ont ou non le colis, mais à force d’insister il prend mon nom, les références de l’envoi, et me dit qu’on me rappellera… j’attends toujours, by the way. On est plus que verts ici, de ne pas avoir l’envoi d’Ophélie, mais on a tous fait tout ce qu’on pouvait… En parallèle, j’ai ma mère au téléphone, comme tous les jours pendant son hospitalisation, qui me demande si j’ai bien reçu les fleurs… Heu, les fleurs, quelles fleurs ? Ah, un envoi pour l’anniversaire de Raphaël ? Non, on n’a rien de rien, mais à cause des hallucinations on se dit que si ça se trouve elle a foiré l’envoi, ou ne l’a même pas demandé.

Passe le WE, sans fleurs ni cadeau, à notre plus grande déception, même si cela n’a pas l’air de traumatiser le héros de la fête, rafou premier le bien nommé… Lundi, journée de boulot assez chargée, j’appelle donc le bureau de Volaille vers 16h30. Là ils me disent que non, ils n’ont pas de colis venant de Hollande, mais qu’en revanche ils ont des fleurs venant d’Auvergne, par le même service de transport… Ils me conseillent également d’appeler Violette, juste au cas où, ca ne coûte pas cher, et ça peut rapporter gros… j’appelle, je fais du charme, j’explique pour la nième fois l’histoire et la directrice de centre va voir, et me dit qu’en effet ils ont un colis Chronopost à mon nom, ce qui n’est pas normal puisque c’est censé arriver à Violette mais puisqu’il est là, ils vont pas le transférer en interne, je peux donc passer le récupérer… Hop, un rat dans sa poussette, et me voici en route pour la Poste. Quand on y arrive, la guichetière commence à me dire que non, les Chronopost c’est pas à Violette, mais… oui je sais, vous aussi vous connaissez le refrain et comme j’insiste en disant que j’ai eu la chef de centre, elle appelle cette dernière, qui dit que oui le colis est là, le voilà. Mais comme ils sont pas équipés pour traiter les Chronopost International, ils me font signer une feuille volante avec le numéro de l’envoi, qui ne leur dit rien, au moins ca prouvera (mais à qui, je ne sais…) que je l’ai récupéré ! Je vais ensuite à Volaille, je récupère mes fleurs, qu’on me donne de suite, cette fois en signant le bon avis de remise.

Les pauvres fleurs ont du mérites : elles ont quitté le fleuriste le vendredi matin, pour une livraison le samedi, comme demandé (et payé…) par ma mère, mais Chronopost n’a pas respecté les délais, puisqu’il a tenté la livraison le lundi seulement, et reconnaissant la même adresse que pour le colis hollandais, il a toujours pas cherché la maison, même s’il a mis cette fois un avis de passage dans la boîtalettre et a directement été livrer au bureau de Volaille. Et pour finir de me donner une bonne image de la qualité de leurs services : 11 des 40 roses sont arrivées avec le bourgeon cassé et en vrac dans le carton … Que ce soit la Poste ou Chronopost, j’adore le respect du client…

Mais bon, on va finir par deux notes positives :

- tout d’abord, bravo la société Meilland Richardier pour la qualité de vos fleurs : malgré un stockage déplorable par le transporteur, dans un délai hors normes, les fleurs sont arrivées en relativement bon état de fraicheur, et dès qu’elles ont été remises dans l’eau, les fleurs intactes se sont dé-flétries, les autres hélas ont fini à la poubelle

- enfin, quand je me fais livrer mes cartouches d’encre, le transporteur, Calberson, me livre le lendemain, et trouve toujours la maison, il l’a encore prouvé ce matin…

13.9.09

Elle descendait de la montagne…

Y’a parfois pas besoin de fumer de la paille de la fille du coupeur de joint pour ne plus trop savoir ce qu’on fait, j’en ai encore eu la preuve ces-jours ci, et je l’avoue, c’est assez déstabilisant… Bon, j’y étais préparé, mais tout de même, ça fait étrange….

Non c’est vrai, entendre que mon père parle à sa femme depuis derrière un grillage, qui monte et descend (en fait je ne sais toujours pas qui monte, monte, monte, monte, puis descend, descend, descend, descend, s’il s’agit du grillage ou de mon père…) en faisant les yeux durs à son épouse, après avoir eu le même genre de malaise qu’elle au point qu’il sera hospitalisé le lendemain, que je ne suis pas moi-même mais mon beau-frère, que la mère de ma fille n’est pas ma femme, mais ma sœur, ça déstabilise, non ? Bon d’accord, sur ce dernier point, j’avoue qu’il y a une certaine logique : étant mon beau-frère (pas le frère de ma femme, mais le mari de ma sœur, je précise) il est normal que ma femme ne soit pas celle de son beau-frère, mais la sienne, non ? Et la sienne n’étant pas la mienne, tout cela est très logique… Que se passe-t-il de plus dans la tête de madame ma mère ? Oh, plein de choses, figurez vous qu’elle a plein de visiteurs, des gens qu’elle connait, ou qu’elle ne connait pas, qui lui tiennent compagnie jusqu'à point d’heure, parlant de tout et de rien, de son passé, commentant les photos de ses petits-enfants que que ses enfants lui ont envoyées pour lui tenir compagnie (je ne vais pas recommencer sur quels petits enfants de quels enfants, mais là aussi, faut suivre…) mais en revanche ne lui donnant pas les résultats du prochain loto …

OK, je craignais que quelque chose de similaire se produise, car lors de son pontage, mon père a traversé la même passe, mais lui on a compris pourquoi : il avait été sous morphine, et n’ayant JAMAIS pris aucun antalgique ou autre remède, vue la dose reçue et l’impact de l’anesthésie pour un triple pontage, c'est-à-dire pas quelques minutes, il a sur-réagi, cela n’avait rien de surprenant, on aurait du le savoir voyons, enfin si les médecins nous en avait parlé AVANT, pas après, longtemps après… Aujourd’hui on en rit, mais j’avoue que ça a été encore plus déstabilisant, car par exemple, je me souviens que quand je suis allé le voir, il m’a demandé de vérifier ce que sentait le gaz qui était expulsé toutes les 7’23" par les bouches d’aération, ça le perturbait pas mal… De même, il partageait son lit avec un japonais, avec qui il avait de grandes conversations, et il trouvait tout de même que ce japonais était gonflé, de prendre tant de place dans le lit (d’hôpital, je le rappelle…) surtout qu’il n’était pas bien épais… Enfin, ce n’était pas grave s’il allait mourir, car sa femme était morte, on avait flingué son fils (moi –même si vous êtes un peu perdu) et le chien de celui-ci, donc il n’avait plus rien à faire sur terre…

Grâce à cette première expérience, on pensait en effet que ma mère, qui passait sur le billard pour une opération beaucoup plus bénigne, avec une anesthésie tout aussi générale, mais beaucoup plus légère, risquait de nous refaire la grande scène du deux, donc on va dire que ce ne fut pas une totale surprise…

Là où on est un peu plus perplexe, c’est quand on constate que son imagination s’est lâchée… avant l’opération, donc, vous l’aurez compris, avant l’anesthésie… S’agit-il d’une réaction à l’un des remèdes qu’on lui file dans sa shooteuse, enfin via la perf’, ou d’une réaction de stress ( je sais bien qu’à part le personnel hospitalier personne d’autre n’aime entrer dans une salle d’op’, mais de là à entrer dans le bâtiment même de l’hôpital à reculons, y’a un sacrément grand pas, que ma mère franchit pourtant sans hésiter, et ne supporte pas les hôpitaux déjà en tant que visiteuse, donc en tant que patiente, je vous laisse à imaginer le résultat), personne ne le sait, mais on enb affronte les conséquences…
L’opération en elle s’est bien passée, les suites postopératoires sont parfaites, donc s’il n’avait ce petit, si petit problème, je pense qu’ils la laisseraient partir dès aujourd’hui… Mais là ils s’interrogent, et cela fait plaisir de voir que y’a pas que nous qui somme déstabilisés par ça. Et le pire est que je ne sais plus, quand je lui parle, si ce qu’elle dit est dans un phase « sensée » ou non, ca limite fortement la conversation… J’espère juste que mon père va tenir le coup, car je me souviens trop de l’impact que dans la situation inverse cela a eu sur son épouse… M’enfin bon, si besoin, ce sera direction l’Auvergne, non pour prendre soin de maman, mais de papa, et lui permettre de souffler un peu. En tout cas, une chose est claire : celui qui me dit qu’il sait ce qui se passe au plus profond du labyrinthe cervellistique de l’Homme, je lui tire mon chapeau tout en n’oubliant pas de penser, dans ma Ford intérieure, modèle T de 1917, que c’est un fieffé menteur…

3.9.09

Qui a eu cette idée folle, un jour d'inventer l'école ?

Ce matin, c’était la rentrée, l’entrée des classes, devrais-je dire. Ben oui, ma chère tête blonde de fille n’est jamais entrée, comment pour-elle donc rentrer à l’école ? Bon si, elle y est entrée, en visiteuse, mais c’était pas pareil, c’était pas l’école comme lieu d’apprentissage, mais une balade comme une autre… Là , on y allait pour de bon, ouverture d’un scenario qui va se répéter pas mal dans les années à venir, même si elle ne souhaitera pas toujours qu’on soit présent au lever de rideau !

On a commencé à « « Méthode-Coué-ifier » Gabrielle y’a longtemps, en lui lisant des histoires où ses héros préférés vont à l’école, tels que Franklin, ou autre Tchoupi, et en lui assénant à longueur de journée que l’école, c’est bien, c’est pour les grands, alors que son petit frère, lui, n’ira qu’à la crèche, car c’est un bébé… Bilan, lorsqu’on a fait la pré-rentrée de mademoiselle, mardi, cela s’est très bien passé, pas une larme, bonjour à la maîtresse, et hop, on va jouer avec tous ces nouveaux joujous, sans trop regarder ses futures petites copines. Le départ de la salle de classe a été un peu plus tendu, la demoiselle ne voulant pas quitter ce petit paradis, mais sur la promesse qu’elle est retournait bientôt, elle a accepté de nous suivre.

Ce matin, enfin, aurait-elle pu dire, rebelote : réveil à l’aube, petit déjeuner, habillage, et zou, on va à l’école. Tout le long du chemin, mademoiselle de demander « l’est ou l’école ? », et moi de répondre qu’ « on y arrive bientôt », œuf corse. Arrivés la bas, plein de papas et de maman, quasi plus stressés que leur progéniture, au point que les charmantes têtes blondes, brunes ou rousses, ressentant le stress de leurs parents, se mettent aussi à pleurer. Ma chère fille, quant à elle, n’a pas voulu être en reste : elle y est allée de son pleur. Tiens, revirement de position quant à cet endroit si cher à Jules Ferry ? Que nenni, mademoiselle ne voulait juste pas mettre sa blouse… Devant mon insistance, elle est entrée dans la salle de classe, et s’est précipitée… sur la boîte de mouchoirs puis, sans un regard vers son père, sur une boîte remplie de jeux devant laquelle s’étaient déjà regroupés certains de ses camarades de classe. Rideau, fin du premier acte.

Lever de rideau sur le second acte, la fin des « cours », et toujours le même papa qui se colle à aller à « Saint Fer », maman étant clouée au lit avec une migraine telle que le bruissement d’une araignée tissant sa toile sur le réverbère d’en face la faisait se crisper de douleur.

Aller à Saint Ferdinand chercher son enfant, c’est normalement une tâche de maman semblerait-il. En effet, à 11h45, on pouvait voir environ une cinquantaine de mamans, un couple, (en fait, à y regarder de plus près, c’était en fait les grands parents) et votre serviteur… Et bien évidemment, personne ne me voyait, c’est tellement logique de se dire que je ne suis pas spécialement repérable, à dominer tout le monde d’environ une tête, dans mon chouli polo rose… En plus, le dit polo, en partant de chez moi, ma voisine me fait gentiment remarquer que je l’ai enfilé à l’envers, merci Brigitte, j’avais l’air moins « a côté de mes pompes » après l’avoir dé-Dagoberifié, et m’être tout autant remis à l’endroit.. Donc bin sur, il y a eu pas mal de regards, pour savoir qui j’étais … J’ai réussi à discuter avec une personne, qui parlait de son stress susmentionné, mais sa copine avec qui elle était en discussion avant que je me greffe sur leur estimation de la charge de stress qu’un parent subis, ne m’a pas vu, même quand il y a eu échange entre la maman de Joséphine et moi-même… L’homme invisible est de retour …

Remarquer, je les comprends, et pas besoin d’être aussi philosophe que Garth Algar pour savoir que « le changement? On a peur du changement! «* Et quel changement que l’apparition dans ce spectacle bien rôdé d'un individu nouveau...… M’enfin bon, j’espère que ces dames vont finir par s’habituer à moi, car je présume que ce n’est pas la dernière fois qu’elles me verront…

Mais, avantage de ne pas passer si inaperçu : dès mon arrivée devant la classe, d’où la maîtresse ne laisse sortir les enfants qu’une fois que les parents aient eu montré patte blanche : je n’ai pas eu à lui rappeler quel papa j’étais pur qu’elle se tourne à l’intérieur et appelle « Gabrielle, voila Papa… »

Tombé de rideau sur ce second acte : ma fille me voit, et se met à pleurer à chaudes larmes, ne voulant pas quitter l’école, et j’ai dû lui promettre qu’on y retournait demain matin pour qu’elle accepte de cesser de pleurer, et ne se débatte plus dans mes bras pour retourner à « école papa, école… ». Mais y’en a une qui était ravie de cette réaction, c’est la maîtresse, qui m’a confirmé que ma fille avait été adorable et gentille, et que cela s’était on ne peut mieux passé…

L’épisode suivant ne me verra pas dans la liste des acteurs, puisque si je serai bie la personne qui accompagnera Gabou à l’école, je ne serai pas celle qui vient la rechercher, je dois aller au bureau demain, vous ne révez pas…

Mais non, pas pour un motif de travail…. Ma dealeuse de croquette a reçu sa commande, ça tombe bien, ce soir Velvet fait ceinture…

* : comment ignorer un tel philosophe, qui s’exprime avec tant de profondeur dans son œuvre la plus magistrale : « Wayne’s World »…

31.8.09

Adieu l’ami…

Il y a des nouvelles qui font plaisir, des nouvelles qui laissent indifférent, et d'autres qui font de la peine.

Comme tous les matins j’allume mon PC, et je regarde mon courrier. Il faut dire que je reçois beaucoup plus de courrier électronique que de courrier papier, tant mieux, c’est mieux pour la forêt . Et j’imagine la tronche de mon facteur s’il me déposait des lettres aussi intéressantes que les mails que je reçois, tels que « doublez la taille de votre… », « vous avez gagné 10.000.000 $ », ou « machinette vous trouve craquant et vous veut »… Ca a des avantages, finalement le net, même si le facteur doit s’ennuyer un peu plus. Sauf bien sur quand il tombe sur des gens comme mon beau père, qui a une certaine époque faisait tout pur trouver la carte postale la pire a envoyer à un de ses amis, juste pour le plaisir de faire réagir la concierge ou le facteur

Ce matin, pas trop de courrier, à peine 60 mails dans mes messageries perso, et pas plus de 40 dans la messagerie pro, une bonne moyenne pour un WE je trouve. Nettoyage vite fait, il reste dixmails pro, et un mail perso qui méritent de s’y arrêter.

Je ne vais pas épiloguer sur les mails pro, ca ne vous apporterait pas à grand-chose qu’Ewa me colle un call a 18h ce soir, qu’on ne sait pas quel est le rôle de Santa-Cruz ou que le rapport d’activité de la semaine passée ne peut être sorti car le système est HS.

Mais dans les mails perso, il y en a un qui m’a touché plus que tout, et qui hélas n’est pas dans la catégorie qui fait plaisir.

Il ya longtemps, très longtemps, quand j’ai quitté l’Irlande, je suis venu passer des entretiens à Paris. Même si j’étais déjà interne, ils n’allaient pas m’ouvrir les bras et m’accueillir comme la huitième merveille du monde, bien au contraire. Et même si je n’ai passé que cinq entretiens, cela a été on ne peut plus sérieux. Mes futurs patrons de l’époque étaient tellement bien organisés que pour ces entretiens, qu’il aurait été préférable de regrouper en une journée (ben oui, les déplacements étaient à mes frais, et Dublin-Paris, ca douille quand on est payé 1500€ net par mois), j’ai du venir deux fois. La première fois, trois entretiens avec l’équipe opérationnelle, la deuxième fois, deux avec l’équipe managériale. J’étais tout en bas de l’échelle, donc je comprends mieux comment, à certains niveaux juste au dessus, à la même période, certains ont passé 9 entretiens…

A l’issue de la seconde vague d’entretiens, alors que je repartais avec une offre de contrat en poche, je suis allé dire bonjour à mon ex chef, qui avait déjà migré sur Paris. Je l’appelle à la réception, il passe me chercher, et me conduit au travers d’un véritable labyrinthe à son bureau. Celles et ceux qui ont fréquenté l’Amiral se souviendront peut être qu’il était en perpétuels travaux et que quand on n’y était pas habitué, on se perdait facilement. Ces même personnes se souviendront sans doute aussi du show room et de la terrasse du huitième, c’était cool la vie …

Mais revenons à nos ovins et à chef Eric : il me conduit donc à son bureau, et me présente son collègue, bidouilleur de bases de données. Je trouve le mec entouré d’écrans, la clope au bec (ben oui, on pouvait encore fumer dans les bureaux, à cette époque…) et comme moi je nage sur mon petit nuage, je ne l’imprime pas pus que ca, ne comprenant même pas son prénom, retenant juste son rire et son accent.

Quelques mois plus tard, alors que je me trouve à la cafet’ en train de fumer ma clope (ben oui, si on ne fumait plus dans les bureaux, on pouvait encore fumer dans une cafet’, même si celle-ci se trouvait au sous-sol du bâtiment…) je commence à discuter avec un type, qui avait une de ces bananes au milieu du visage, chose relativement rare en cette période (tiens, je pourrais dire la même chose encore aujourd’hui…) Je discute, il discute, on discute, et après quelques instants, il nous revient à l’esprit que nous nous sommes déjà parlé, ne fut-ce que brièvement… Il s’agit en effet, du collègue de mon ex chef Eric, qui me donne son prénom, son origine expliquant l’accent, et presque tout son CV, que je ne vais pas résumer ici.
Il s’agissait donc de Vélimir, brin de soleil yougoslave qui a permis à tout un groupe de personnes autour de lui de supporter moult tracas et angoisses, par ses sourires, ses remarques, son humour. Toujours décalé, ne se prenant jamais au sérieux, mais extrêmement grand professionnel, il avait une culture et un savoir que peu de personnes en ce bas monde peuvent se vanter d’avoir. Exemple de ses frasques et titillations quotidiennes : se promener avec une cravate Club au recto, et alignant des filles plus que dévêtues et ne faisant pas de la couture au verso. Lui seul le savait, ainsi que quelques rares initiés dont je faisais partie. Ou autre cravate, portant assez clairement les insignes de sa loge… Mais tout en arborant fièrement ses valeurs et différences, il pouvait parler histoire ou philosophie avec qui il voulait, sans être en zone d’inconfort.

Après un nième plan social, Vélimir a décidé d’en profiter pour aller voir ailleurs quel temps il faisait ; Et avec madame, qui était en mutation, ils ont décidé d’aller faire un petit tour à Casa. C’est à ce moment qu’on a commencé à perdre contact, pour une raison d’abord matérielle, puis personnelle : Il a cassé son disque dur, et perdu tous ses contacts. A forces de recherches, j’ai finalement retrouvé sa trace, et nous avons pu brièvement reprendre nos discussions. Il n’avait pas voulu nous recontacter par mail en se disant que si on ne le faisait pas, c’était peut être qu’on ne souhaitait pas lui parler, ou qu’on avait d’autres chats plus importants à fouetter…

Hélas, Vélimir était quelqu’un qui, s’il était toujours là pour vous écouter et vous conseiller, sans vous juger d’aucune façon, ne se livrait jamais, et cachait derrière son sourire tout ce qu’il pouvait ressentir et vivre, qui ne soit pas positif… Ainsi, lorsque la maladie l’a atteint, il n’a pas voulu nous en parler, ne souhaitant pas que, par compassion nous le plaignions et que son état nous attriste… La maladie a finalement été la plus forte, et même si on insiste fortement, on n’aura plus de nouvelles de lui avant un bon bout de temps…

Aujourd’hui donc, il reste les souvenirs, son sourire et sa musique : il composait beaucoup, étant pianiste de formation, grand amateur de jazz, mais pas uniquement. Si cela vous dit, vous pouvez toujours aller voir ici , il y a quelques échantillons de son œuvre

Adieu Monsieur Peric, tu nous manqueras, et je suis sur que, quelque soit l’endroit ou tu te trouves, tu continues à faire rire et à charmer tes compagnons comme tu as si bien su le faire avec nous qui te regretterons longtemps…

31.7.09

Les mots d'enfant

Comment expliquer à une enfant de trois ans que, même s’il passe sa vie sous l’escalier, son papa travaille, qu’il ne s’appelle pas Harry Potter et n’est pas plus menuisier ?

A force d’être « homeworker », on peut croire que je ne fais rien, c’est en tout cas ce que doit penser Gabrielle : Hier, je me prépare pour aller au bureau. Une fois tous les 15 jours, ce n’est pas de trop, non ?

Ne pouvant pas décemment aller voir mes collègues dans ma tenue de télétravailleur,je me fais donc une beauté, je me cravate, je saute dans mon costume, et je monte dire « au revoir » aux ptits clous. Je croise ma fille, qui, me voyant ainsi apprêté, réagit aussitôt en disant : « papa pas travailler, papas pas travailler, non, non… assis, papa câlin »…

Comme je n’ai pas obtempéré à sa demande, la donzelle est partie en larme, papa ne doit pas travailler…

Promis ma fille, je vais tenter de t’obéir…

13.7.09

Toutes les bonnes choses ont une fin...

... sauf la banane qui en a deux.

Oui, je sais, celle-là, j’ai dû l’utiliser au moins 10 fois déjà, mais elle reste toujours aussi vraie, surtout si c’est un banana split !!

Mais voilà, là y’a qu’une fin, prévisible, prévue, et non négociable : la fin des vacances… Sachant que demain est un jour férié, mes vacances s’achèvent à l’instant où j’écris ces quelques mots, les valises sont presque bouclées, le retour dans la Beauce se profile.

M’enfin bon, je ne vais pas me plaindre, trois semaines, c’est pas rien… Et j’ai une équipe qui m’attend, ou plus exactement j'en ai deux, mais ceci est une autre histoire...

En plus, les vacances ont été bien agréables, après un début narré précédemment assez chaotique et médical, le reste s’est déroulé comme un projet bien managé, selon le planning initial, sans surprise, ni bonnes certes, ni mauvaises, ce qui est essentiel.

On a pu donc :
- voir des amis, certains anciens, d’autres nouveaux,
- aller se promener en Espagne (pour faire les soldes, Barcelone, on a déjà vu tous les endroits à touristes, j’en ai déjà parlé les années précédentes),
- éviter le tour de France qui passait ici, pour aller se le payer à Béziers, où tout était bloqué pour laisser passer les coureurs, et où les seuls chemins accessibles nous renvoyaient sans cesse vers Johnny, notre Johnny national (heu, il est pas devenu Belge, ou Suisse, ou je ne sais plus quoi ???) himself, qui prenait sa vacance (oui je sais, j’ai le jeu de mot leste, mais c’est la faute des rois de la petite reine, qui ont laissé trainer certaines de leurs gentilles pilules après leur passage ce même jour, mais ce ne sont pas des produits dopants...) dans ladite ville, bloquant les dernières espérances que nous avions de pouvoir traverser en paix cette cité du Roussillon,
- aller savourer notre traditionnelle glace place de la Méditerranée en famille,
- faire un passage aux Puces de Perpignan, qui ressemblent plus à Barbès qu’à un vrai marché aux Puces, soit dit en passant (juste en passant, pas besoin de s’y arrêter…)
- aller en zone franche (je préfère éviter Andorre, la circulation est toujours trop dantesque…) pour remplir le bar (qui déborde déjà, on n’a donc rien acheté, ou presque)
- faire des BBQ vraiment locaux, avec des saucisses locales, du rosé (pas très) local, et du soleil local (no comment…)
- aller faire des châteaux de sable à la piscine (non Gabou, ce n’est pas la piscine, c’est la plage, et l’eau, c’est la mer... La preuve : elle est salée…)
- …

Tout cela sans oublier de prendre les obligatoires coups de soleil, qui sont incontournables quand on arrive avec un bronzage irlandais… Au final, les enfants, avec leur crème indice tellement élevé qu’ils devraient même réfléchir la lumière (de mon temps, un indice élevé pour crème solaire, c’était 8 ou 10, maintenant c’est 50… Quelle inflation !) sont plus bronzés que nous, à se demander si ce sont bien les nôtres, blonds et tannés…

Mais donc voilà, cette tranche de détente et de programme bien différent touche à sa fin, demain on repart, direction le labyrinthe, avec une étape incontournable dans le grand plateau de fromage. Comme je ne tiens pas à faire toute la route, j’ai décidé de laisser le volant une partie du trajet à petit rat, qui a pris avec succès sa première leçon dans le parc de Sigean, et n’a écrasé ni autruche, ni éléphant ni même ouistiti, je le crois donc fin prêt pour affronter les autres conducteurs, et au moins comme ça je pourrai me reposer un peu, ce qui semble préférable, car le boulot risque de me sauter dessus sans attendre, enfin tellement il aura attendu…

Mais ceci est une autre histoire, on parlera du retour quand celui-ci aura été vécu, et quand on aura pu en apprécier l’impact…

Et puis bon, il reste encore tout le mois d’Août pour faire des BBQ, et même si ils n’auront pas exactement le même goût qu’ici, je suis sûr qu’ils seront bien agréables et en auront la même saveur, vous êtes d’ailleurs les bienvenus si vous voulez le partager…

M’enfin bon, je suis tout de même bien content de rentrer à la maison, on va pouvoir souffler et laisser les enfants jouer sans devoir les surveiller chaque seconde dans l’attente de la bêtise suivante pendant qu’on tente de réparer la précédente…

Allez, prochain épisode, depuis mon refuge sous l’escalier…