30.4.12

"Aujourd'hui est une belle journée pour mourir" ! Tu parles....


Hier, en rentrant de Bernay, on est passé par « ze chemin », celui que je n’aurais pas du prendre trois semaines plus tôt. On était allé là bas car il fallait livrer petite mère à sa nouvelle maitresse, cela me faisait mal au cœur de la savoir seule dans sa « maison de poupée » telle que maman appelait sa dernière résidence terrestre. Ce chat, depuis qu’elle est dans la famille, a toujours été habituée à de la compagnie humaine, et là, elle n’avait pour seule compagnie que les souvenirs (enfin, les miens…), le silence, et les odeurs qui caractérisaient ma mère. Cela fait un rude changement, et j’avais hâte que cette situation change.

Nous avons fait un appel aux bonnes volontés, dans notre entourage local, mais personne n’a donné suite à notre demande, et nous commencions à désespérer de l’avenir de cette vielle dame de 14 ans, quand belle mamie a du faire dire adieu à son propre chat, et petite mère, à son habitude, a eu la « chance » de profiter de la défaillance d’un concurrent.  

Donc hier, direction le pays des pommes, pour dépose du chat dans sa nouvelle retraite. A l’aller, on ne passe pas par « ze chemin », non par superstition de ma part, mais tout simplement car il pleuvait pas mal, et je ne suis pas encore assez habitué à la voiture, ni à sa tenue de route, pour m’aventurer non dans ce coin mais un peu plus loin, dans certaines parties agréables à rouler certes, car tournant pas mal, et au relief un peu plus demandeur en termes de conduite. Ca a donc été route dite nationale, toute droite, soporifique, mais au moins sans risque aucun, sauf celui de s’endormir ou d’appuyer un peu trop sur le champignon.

Au retour, on décide de passer chez le cousin de Mape, pour déposer quelques petits trucs pour sa fille Jeanne. Pas de soucis pour moi, bien sur, et on a même réussi à trouver la maison sans trop se paumer, contrairement à la fois précédente. Quant on en est repartis, on était à quelques kilomètres seulement de l’endroit, on a donc décidé d’y retourner. Facile à trouver ledit endroit, dans ma mémoire il était plus proche de Conches que de Damville, j’ai du me rendre à l’évidence que non, il était aux portes du chocolatrium, dommage, personne ne m’a offert de chocolat pendant l’attente…

Quand on est arrivés là bas, bon, mis à part le fait qu’on n’a toujours pas compris comment le mec peut ne pas nous avoir vu, Mape a eu une phrase qui fait froid dans le dos : « c’est là que nous sommes morts le 8 avril 2012 ». Petite phrase en soi anodine, mais qui laisse tout de même à réfléchir : en effet, quand on se repasse l’accident, tel qu’on l’a vu, et tel que le décor nous permet de le reconstituer, on se demande clairement comment non seulement cela a pu arriver, mais aussi grâce à qui ou quoi il n’y a pas eu plus de victimes mortellement atteintes. 

Bon attention, ne me faites pas dire ce que je ne pense pas, et le prochain qui me sort qu’on a eu de la chance, il va m’entendre ! Peut on parler de chance quand on s’en sort avec les conséquences physiques qu’on connait, et avec des conséquences mentales qu’on ne mesure pas encore ? Peut on dire qu’on a de la chance quand la seule façon qu’ont les enfants de s’amuser aux petites voitures, c’est de reproduire l’accident, de mettre en jeu une voiture verte et un camion, et de dire quand on se promène et croise tout style de gros véhicule : « les camions c’est méchant », ou de me dire « je l’aimais bien la voiture verte, il faut la réparer, avec de la colle ». Peut-on parler de chance quand chaque mouvement coute, quand la douleur est permanente, quand on dort assis, quand il faut une demi-heure pour passer de la position « couché » à un état semi debout ? Non, je ne crois pas qu’on puisse parler de chance du tout.

Mape a raison, c’est là-bas qu’on est morts, ou qu’on aurait eu toutes les raisons de mourir. Depuis que je la connais, elle me parle des lignes de sa main, vous savez, la gauche vous donne voter « capital », la droite montre ce que vous en faîtes. Et sur la main gauche de Mape, la ligne de vie présente, autour de 30 ans si on se base sur une espérance de vie classique un gros hiatus,  qui ne se retrouve pas sur la main droite. Elle a toujours pensé qu’en effet dans ces âges là, elle allait frôler la mort, d’une façon ou d’une autre, mais que, grâce à quelque chose, quelqu’un, ce « capital » ne se produirait pas, et la ligne continuerait sans heurts. Bon, je ne crois pas en la lecture de l’avenir dans les lignes de la main, du pied, ou de quelque autre partie de l’anatomie,  mais Mape, cela l’avait toujours faite tiquer, cet événement, ou ce non événement, selon de quel côté qu’on se pose.

Donc en effet, c’est là bas que nous sommes morts, et à dire vrai, il s’en est fallu de trop peu pour qu’on prenne ça à la légère. Pour maman, le « trop peu » s’est transformé en « assez », mais pour nous autres, on a eu une légère marge de manœuvre, qui fait qu’au lieu de faire la une de TF1, l’accident a été uniquement cité en bref dans le journal du coin, pas la peine d’en faire plus pour si peu, pensez donc.

Mais y’a eu une altération de ce qui devait se passer, et ce n’est pas là que nous sommes morts, on a changé le futur va-t-on dire, et ce n’est pas là que nous sommes tous morts, juste certains d’entre nous, une certaine part d’entre nous ainsi qu'une certaine vision de l’avenir. 

Et non, on ne peut pas, on ne doit pas dire qu’on a eu de la chance, qu’on s’en sort bien, et que maman a eu la mort qu’elle souhaitait. Maman était contente de sa vie : en effet, son mari lui manquait, mais elle avait des projets, c’était le printemps, la vie qu’elle et nous lui avions faite ne lui déplaisait pas, je ne pense pas qu’elle se soit levée, en ce dimanche de Pâques, se disant, façon « little big man » : « aujourd’hui est une belle journée pour mourir ». Elle n’en avait pas envie, et qu’on ne me dise pas qu’elle le voulait comme ça. Oui elle voulait rejoindre son mari, mais non elle ne voulait pas mourir ce jour la. Oui elle ne voulait pas connaître la décrépitude physique ou intellectuelle, mais non elle ne voulait pas activer la fin ni connaître la souffrance et la douleur qui l’ont accompagnée dans les derniers instants. 

Donc oui, je suis d’accord avec Mape, « c’est là que nous sommes morts le 8 avril 2012 ». Et si la mort physique n’a touché qu’un seul des passagers de la voiture, nous y avons tous laissé quelque chose, à ce croisement de route, et nous avons connu la mort de quelque chose, la mort d’un modèle, d’une certaine vision de nous-mêmes,  de la famille, enfin d’une de ses dimensions.

Et maintenant que nous sommes morts, nous allons tenter de revivre, et de refaire de cette famille un petit nid de bonheur, enfin une fois qu’on aura fini le déménagement/emménagement, car là c’est surtout un champ de bataille !

NB : pour ceux qui n'analysent pas la photo en référence, il s'agit de morceaux de la 307, ça va être 'chement dur de la recoller, même si j'aurais bien aimé faire ce plaisir à mon blondinet de fils !!!

24.4.12

- Si la pluie continue, les fraisiers seront en retard. - Mais les grenouilles seront en avance...





 Bon commencer par Audiard, ça place la barre à des niveaux assez élevés, mais au diable les varices, il faut savoir ce qu’on veut. Et ce qu’on veut bien sur, c’est que cela cesse… Pensez donc, il pleut tellement que même le chien ne veut pas sortir. Je lui ai ouvert la porte tout a l’heure, elle a mis sa truffe dehors, et l’a rentré aussi sec, enfin je devrais dire aussi mouillé… Bilan, une sortie hier soir, et depuis lors, nada, niente, nichts.

Bon, je la comprends tout à fait, mais il faut dire que je n’ai pas besoin d’aller dehors quand l’envie me prend. Donc il faudra bien affronter le temps.  Sans doute ce soir, sinon je crains l’accident de parcours, et le « ca a débo ‘dé » non pas version Raphou, mais version boulette, ce qui donnera quelque chose de pas très compréhensible je le crains… J’avoue à mon corps défendant que je ne vais pas inciter la boulette à aller prendre l’air et faire notre habituel tour de pâté de maison, et ce pour plein de raisons :
  • Tout d’abord, comme le dit Mape, j’étais bien plus motivé pour aller « toutouner » (pour reprendre mon Francisme traditionnel) lorsque je fumais, il faut même dire que c’était une sortie que j’attendais… Ne fumant plus, ben ça presse moins, enfin ça ME presse moins
  • Ensuite, comme vous le savez depuis longtemps, je ne suis pas une grenouille (ni même une fraise d’ailleurs) donc la pluie, je préfère la regarder tomber par la fenêtre que la sentir faire de même sur ma tête
  • Enfin, vu mon état général, la boulette ayant retrouvé le sien, elle refait ses balades « as usual », c'est-à-dire en tirant pas mal sur la laisse, soit parce qu’elle s’arrête pour sentir ZE ODOR OF THE CENTURY, et moi n’ayant rien remarqué, ni à fortiori senti, je me retrouve à la tenter de la tracter, soit parce qu’elle a voulu foncer sentir, ou voir quelque chose et c’est moi qui fini tracté, chose que mon sternum et ma côte ont tendance à ne pas apprécier du tout…
Voici trois raisons, mais la liste n’est pas exhaustive, qui ne me motivent pas à sortir affronter la fureur très limitée des éléments.

Pourtant, d’habitude, la sortie biquotidienne avec la boulette, j’apprécie bien : musique dans les oreilles, enfants absents, c’est un petit moment de calme pas désagréable,  où je ne pense à rien (oui je sais, ça ce n’est pas différent de 99% du temps !) où je n’attends rien de rien, où j’ai juste à prendre soin du chien, ce qui n’est pas très difficile…

Surtout qu’après l’accident, et la façon dont j’ai géré (je devrais plutôt dire délégué la gestion de) Velvet, j’ai eu un peu peur de l’impact dudit choc sur elle. Je n’imaginais pas à quel point un animal peut réagir à ce genre de choc, mais maintenant je n’en doute plus. Bon OK, je l’admets sans honte, même si j’adore mon chien, elle n’a pas été ma priorité à ce moment. Après avoir veillé à ce que tous passager de la voiture étaient bien sortis (chose que je n’aurais pas du faire, je sais messieurs les pompiers, j’aurais du vous attendre), j’ai également sorti Velvet du coffre, mais c’est à peu près tout. La boulette, pour une fois, n’avait pas voyagé aux pieds de sa maîtresse, mais dans le coffre, et je crois que ça a été une bonne chose : déjà cela a permis à Mape de ne pas être en tailleur sur son siège, mais d’être une passagère assise normalement, et en plus, Velvet a choppé le choc en long, alors qu’aux pieds de Mape, elle l’aurait choppé perpendiculairement, ce qui aurait pu être plus lourd de conséquences. Mais donc, après l’accident, j’ai sorti Velvet par la fenêtre arrière, la même que celle prise pour sortir Raphou, et je l’ai posée dans l’herbe. C’est un des témoins qui a pris sur lui de l’attacher à l’arrière d’un véhicule, pour qu’elle ne s’échappe pas, mais elle n’a pas bougé d’un poil, toute tremblante qu’elle était.  Puis, lorsqu’enfin les pompiers ont commencé à nous évacuer, s’est posée la question du devenir de ma petite chienne. Bien sur, ils ne pouvaient pas la prendre en charge, je dois avouer que je n’y pensais pas, je ne pensais à dire vrai à rien d’autre qu’à l’état de ma famille humaine. Les gendarmes, dans un cas pareil, leur seule obligation est d’emmener la bête à la SPA, et cela ne me disait pas trop…

Heureusement, un des témoins s’est proposé de prendre soin de Velvet, nous avons donc échangé nos coordonnées, et j’ai confié, ou plutôt abandonné la boulette à cette dame. J’ai ensuite eu des niouses par le cousin de Mape, et j’ai su la suite des mésaventures de ma fille ainée : après l’avoir ramenée chez elle, la jeune femme en question a trouvé que Velvet était bien tremblante, et couinait plus ou moins de douleur. Elle a donc pris sur elle d’appeler un véto (un dimanche de Pâques à 20h00, elle a du bien s’amuser…), et lui a amené Velvet. Première période d’examens de 24h, aux termes desquelles le véto convient que le chien n’a rien, et le cousin de Mape part donc la chercher. Il faut préciser que je n’avais pas de voiture, et même si j’en avais eu, je ne pouvais pas conduire. Phabien arrive, trouve un véto très … rural, que j’avais eu entre temps au téléphone, et qui m’avait dit que d’habitude elle n’aime pas ces petits chiens de salon (première fois que la Boulette se fait traiter de toutou à sa mémère…) mais que c’était un super chien (je ne lui fait pas dire), et commence à vouloir prendre le chien. Là, gros couinement de douleur, tremblement, la totale quoi. Le véto décide donc de prolonger l’examen, et la garde 24 heures de plus, pour être sûr. Le lendemain, rebelote, mais pas de complications trouvées, donc Velvet retourne en famille, même si ce n’est pas dans SA tribu… Pendant les 4 ou 5 jours que Phabien a dog-sitté, il a tout essayé pour nourrir l’animal, qui ne bougeait pas, ne sortait pas ou alors juste pour tenter de s’enfuir, tremblait tout le temps, et ne voulait rien manger, à part des Kinder Bueno (publicité gratuite…), alors que tout lui avait été proposé… Après 4 jours, Velvet a pu m’être rapportée, merci Phabien !

Mais j’avoue que le chien que j’ai vu revenir n’était que l’ombre d’elle-même : tremblante, couinant pour un rien, en un mot, psychotique… Ben oui, un accident ça peut aussi fortement marquer un animal. Elle est arrivée ici, et a foncé (enfin, à une vitesse relativement lente) à la cuisine, clairement assoiffée. Elle a dû me battre pour une fois, et dans les quelques heures suivant son retour, elle a bu, je ne sais pas, 2 ou 3 litres d’eau. Mais l’appétit n’était pas encore au rendez vous. Puis, petit à petit, elle a recommencé a s’alimenter, et les tremblements se sont espacés, mais ont bien duré 4 ou 5 jours de plus.

Depuis en gros ce week-end, y’a plus de tremblements, plus de jappements de douleur justifiés ou non, je pense que la boulette a surmonté son traumatisme, tant physique qu’émotionnel, et je ne vais pas m’en plaindre.

Bon, malgré tout elle réclame un peu plus de caresses et d’attention, chose que je lui donne, mais elle ne force pas les choses, et si la pluie qui tombe ne l’incite pas à aller dehors, je ne vais pas m’en plaindre … Il reste juste a attendre que le temps ait le même effet sur les deux pattes maintenant, mais ça va être plus long, bien plus long...

21.4.12

« Si l’on passait l’année entière en vacances ; s’amuser serait aussi épuisant que travailler. » W. Shakespeare

Ah ça c’est sur, mieux, ce serait bien, mais bien, c’est déjà bien … Mais ne nous plaignons pas, moins bien ça serait pire, et pire, nettement moins bien. Tout ça pour dire que l’un dans l’autre, les choses se goupillent plus ou moins bien, mais heureusement, pas trop mal…

L’avantage à avoir autant de congés c’est que normalement cela permet de faire plein de choses. Au final, je n’aurai pas bossé depuis le 5 avril, et je ne vais pas reprendre le chemin de l’école avant le 2 mai, pour un mois de mai toujours en pointillés. Ca fait un total de 4 semaines, très longtemps que je n’avais pas été aussi longtemps off. La dernière fois que j’avais abusé autant de journées de repos, c’était à la naissance de Gabrielle : entre les congés légaux, mon congé pour mariage et la naissance de la demoiselle, j’avais été absent 8 semaines, à la meilleure période, de début juillet à début septembre… Le paradis, enfin pas exactement, vus les petits soucis de santé que la demoiselle a connus a sa naissance… Mais malgré cela, deux mois d’absence au travail.

A l’époque, cela ne posait aucun problème, dans la mesure où, mes plus fidèles lecteurs s’en souviennent, je devais culminer à 25% de charge, ce qui donne allègrement un jour de travail par semaine… Et donc huit semaines d’absence à ce rythme, cela ne correspond même pas à un congé de deux pour quelqu’un qui a une charge de travail normale, et n’est pas de si grand impact pour ceux qui assurent la continuité de service.

Aujourd’hui, les choses sont un peu différentes, et ma charge a pas mal changé, tout comme mes attributions, mais ça ce n’est pas nouveau… Donc bien sur la gestion d’une telle absence est bien plus problématique. Le souci n’est pas mes remplaçants, j’ai la chance d’avoir tout ce qu’il me faut, tant en termes procéduraux qu’opérationnels, et mes deux «backups » savent quand ils peuvent avancer seuls et quand ils doivent se référer à moi pour prendre telle ou telle décision. Je dois d’ailleurs avouer qu’ils ne viennent pas souvent vers moi, faut croire que soit je les ai bien briffés, soit je suis inutile. Bon pas 100% inutile il semblerait, car je reçois encore quelques demandes, par téléphone, par mail, ou par messagerie instantanée, mais ça ne justifie pas une journée de travail… Je pense qu’à mon retour je vais encore plus déléguer car en plus la boutique a l’air de tourner : deux semaines d’absence déjà, et seulement 3 dossiers sur lesquels on m’attend.

Il parait que c’est l’attribut d’un bon chef que de savoir déléguer, donc comme je veux tout faire pour être un bon chef, je vais logiquement me livrer à cette activité encore plus qu’avant… Bon, il faut trouver le juste dosage, car si on délègue trop, on se retrouve à ne plus avoir de légitimité, et si on ne le fait pas assez, on a trop de travail… Comme je l’ai déjà dit, « tout est poison, rien n’est poison… »

M’enfin bon, les mois d’avril et mai ne seront pas des plus productifs au niveau du travail, reste à voir quelles seront les conséquences professionnelles de ces absences, tout ce que je sais est que ce n’est vraiment pas comme ça que j’avais prévu de passer mes vacances, et qu’il va me falloir un bon moment de boulot pour me retrouver en bon état et reposé ! Pas grave, vu le planning prévisionnel des semaines à venir, les vacances estivales ne se produiront sans doute pas avant Aout, ce qui me laisse au moins deux mois et demi pour me remettre de cet épisode non programmé… Allez, au boulot, les vacances, c’est sacré…

PS : la photo n'a rien a voir avec le temps présent, il s'agit d'une des dernières avec tous les clous en vacances l'été dernier, et j'ai trouvé qu'elle se prêtait bien au texte.

19.4.12

Une page se tourne


Une page, que dis-je, un chapitre, un livre même. J’avais pas prévu de recevoir autant de coups de téléphone le jour de mon anniversaire, loin de là… Mais bon, that’s life, et comme disait Freddie, « the show must go on”, non? Alors on va faire comme Freddie l’a dit, et on va continuer le show, et faire contre mauvais fortune bon cœur. Y’a tout de même une petite différence : il disait que le spectacle devait continuer sans lui, et moi je suis toujours là pour le continuer.

Non non, je n’ai pas décidé de remonter le groupe Queen, à moins de le rebaptiser « Couine », car je ne me sens pas d’aller pousser la chansonnette comme lui, je risque d’avoir un peu de mal,  pour quelque note que ce soit, je ne pense pas pouvoir en sortir une seule intéressante, surtout en ce moment…  Donc non, heureusement pour ses fans, dont je faisais partie, il n’y aura pas de nouvel album.

Tout ça pour dire qu’une sacrée page se tourne. Y’a 45 ans, la génération des clous  avait comme membre le plus jeune votre serviteur, et maintenant me voila à être le doyen de la branche… Ca fait une sacrée claque, pour reprendre les propos de ma marraine, la rupture de la chaîne biologique fait qu’on se retrouve sans protection des anciens. Et mine de rien, même si j’ai jamais trop compté sur eux, depuis quelques années que j’avais pris mon indépendance totale, organisant une vie pas si désagréable, je savais qu’en cas de besoin j’avais ce parapluie qui n’aurais pas manqué de s’ouvrir, comme il l’a toujours fait, pour tous les rejetons des branches juniores. Bon, je n’en ai pas eu si souvent besoin, y’a quelques exemples bien sur de cas où j’ai été content de trouver ce parapluie,

Mais voila, maintenant, le parapluie c’est moi. Et ça fait drôle de se glisser dans les pompes d’un parapluie dont les baleines ne sont plus, et de se dire qu’à partir de maintenant, en cas de pluie, ce  sera a moi de m’ouvrir. Bon l’avantage est qu’avec un tel manche, le parapluie couvrira large relativement facilement.
Donc le plus grand impact, ce n’est pas franchement de me dire que je peux être amené à être appelé à l’aide, c’est quelque chose que je fais depuis assez longtemps. Non, le plus grand impact c’est de me dire que je n’ai plus mon parapluie, et que c’est moi le vieux clou…

Quand même,  ai-je l’air d’être si vieux clou ? Rouillé ? Tordu ?

D’accord, à l’instant présent, j’ai a peu près cet aspect, je confirme : quand on dort assis, quand on met un quart d’heure à  se lever, après avoir pris ses calmants au moins une demi heure avant de tenter cette délicate opération, quand on se plie en deux pour un malheureux hoquet, et quand lever les bras pour attraper la salière à la cuisine fait serrer les dents pour ne pas crier, en effet, on peut facilement se comparer à un vieux, un très vieux clou…

M’enfin heureusement, ça c’est une chose qui ne durera pas, on va redresser le clou, le détordre, voire même lui remettre un placage, refaire son lustre, et dans quelques jours, quelques semaines au pire, le vieux clou ne se fera plus traiter de vieux clou, mais seulement de clou, et sera prêt à faire son travail de parapluie du mieux possible, as usual …

En revanche, ce qui ne changera pas, c’est qu’à cause d’un gars qui ne faisait pas attention à son environnement, la branche aînée de clous aura été élaguée bien avant son heure, alors qu’elle aurait pu passer encore quelques années à regarder grandir les bourgeons. Et ça, c’est pire, infiniment pire que de se retrouver sans parapluie, même un jour de pluie torrentielle. Ca, c’est la pire chose qui puisse arriver, qu’on ait 20 ou 45 ans. Je sais que c’est écrit d’avance, et que, fort heureusement, personne n’est immortel, mais quand la branche aînée disparait, ça fait un choc et le bourgeon qui se retrouve branche faîtière n’est jamais totalement préparé à ça…

En tout cas, voila la nouvelle situation, grand clou devient vieux clou, et devra se passer de sa maman, qui est partie beaucoup trop tôt, et sans même dire « au revoir », ce qui ne se fait pas. Donc moi je te le dis, maman, au revoir, quoi que tu aies trouvé, profites en bien et amuse toi avec papa.

19.3.12

DE RERUM NATURA



Pas de Lucrèce pour commencer la semaine, pas de grande sortie métaphysico philosophique, ni même de poésie dont la terre entière ne pourra que se souvenir, juste une chose qui m’a faite sourire : dans ma messagerie ce matin, et complété d’un coup de fil, un message d’un des animateurs de notre petite communauté paroissiale me demandant d’être intervenant technique sur une discussion autour des réseaux sociaux.

Je me suis donc posé deux questions directement liées à ce sujet :
  • Tout d’abord, suis-je un intervenant technique ? Cela soulève en préambule la question de savoir ce qu’est un intervenant technique. Intervenir, ça je sais faire, j’interviens souvent à tort et à travers d’ailleurs, normal puisque je sais… presque 15 ans dans l’univers informatique, du hardware au software, des produits à la maintenance, chez les plus grands noms de l’informatique à l’exclusion de la pomme, et du grand bleu, en effet cela peut signifier une certaine expertise … et qu’est ce qu’un expert ? A part le héro d’une série policière américaine, c’est juste quelqu’un qui s’est posé les mêmes questions que vous, 5 minutes avant vous, et qui a trouvé un commencement de réponse
  • Ensuite, suis-je la bonne référence en matière de réseau social ? Bon d’accord, comme tout le monde, enfin comme presque tout le monde (ne compte-t-on pas bientôt un milliard d’utilisateurs ? ) j’ai un compte Facebook assez actif, j’ai également un compte Google+ qui ne fait que démarrer et dont je n’ai pas encore trouvé l’intérêt, donc qui est quasi inactif, mais qui est, j’ai plusieurs compte de messagerie instantanée, mais suis-je un pro du réseau social ?

Je vois juste une faiblesse dans la question initiale : avant de savoir si je suis la bonne personne ayant le bon contenu, je trouve qu’il faudrait élargir le débat : Aujourd’hui, on n’envisage le « réseautage social » qu’au travers des NTIC mais je ne suis pas d’accord avec cette limitation : le réseau social est vieux comme mes robes comme dirait l’autre : il s’agit de tout regroupement de personnes partageant des intérêts communs, on peut donc logiquement y associer le club de dentelières du Puy de votre grand-mère, celui de bridge de votre grand-père, ou beaucoup d’autre associations à but non lucratif.

Quelle est donc la plus grande différence entre le club de dentelières du Puy de votre grand-mère et la liste de vos amis sur Facebook ? Il y en a bien sur plusieurs, mais je pense qu’on ne peut pas passer à côté de quelques unes plus flagrantes :
  • Tout d’abord, les dentelières sont réellement unies par quelque chose de tangible, partagent une même passion, ont un but commun, qui peut être de recouvrir le pont Alexandre III de dentelle du Puy par exemple
  •  Ensuite, les dentelières se connaissent réellement et pas uniquement virtuellement
  •  Enfin, les dentelières peuvent se regrouper physiquement  autour de leur carreau, leur fuseau en main pour échanger des cartons qui ne leur servent pas    



Si tant est qu’on se limite aux réseaux sociaux virtuels et immatériels, dans lesquels j’excelle plus que dans les matériels, nous allons admettre que je ne suis sans doute pas le plus mauvais « sachant technique » que recherche mon interlocuteur, dans la mesure où j’ai d’une part un certain recul en la matière, ayant commencé à les fréquenter à la fin des années 80 et d’autre part  une approche sécuritaire de ces outils. Non, je ne suis pas parano, loin de la, mais justement, après plus de 20 ans de fréquentation de ces réseaux, j’ai un peu appris à les connaître, à sentir les tricheurs, les manipulateurs, les faux semblants  and so on, et j’ai défini mon ensemble de règles desquels je ne cherche pas à déroger.

C’est justement sans doute la plus grosse erreur des utilisateurs de ces réseaux : comme ils sont considérés comme des espaces de liberté, leurs « utilisateurs » considèrent d’une part qu’ils peuvent tout y faire, et d’autre part ils le font sans conséquence ni obligation de leur part … Ce qu’ils y mettent est portant mis à la disposition de la communauté, mais ça ils ne veulent pas l’admettre…

M’enfin bon, pourquoi demander aux gens d’être plus intelligents dans la vie virtuelle que dans la vie réelle ? Je dis parfois de ces inepties, aussi grosses si ce n’est plus, que moi… l’anonymat supposé de la virtualité est tel que jamais au grand jamais les gens ne vont penser que ce qu’ils mettent de base ne leur appartient plus. Non, ce n’est pas une perte complète de propriété, mais juste une mise à disposition de la communauté… Et quelle communauté : sans limite ou presque, sans règle ou presque, sans but ou presque… Mais bon, malgré toutes les informations qu’on peut trouver ici ou la, malgré tous les warnings, rien n’y fait, la plupart des gens n’imagine pas devoir se protéger… No comment…

Bon pas grave, je ne serai pas le « sachant technique » recherché, pour une very simple reason : on me demandait de passer  45 minutes de mon temps de 10.30 à 11.15 mercredi pour un reportage de 5 minutes, et c’est un tout petit peu pas possible vu mon agenda… Ben oui mais c’était pour satisfaire une mère de famille qui ne pouvait pas se libérer autrement… Pas grave, je n’aurai pas mon quart d’heure de gloire cette fois ci encore …


8.3.12

Merry Christmas Mister Laurence


Quand on y réfléchit, on se dit que c’est pas si mal, non ? Pensez donc, y’a à peine plus de 3 ans, je vous baratinais sur mon désir Iznogoodien d’être Khalife à la place du Khalife, désire qui a été réalisé sans la lampe d’Aladin ni le recours à un génie autre que le mien bien sur (bon je sais, ma modestie n’a d’égales que ma beauté et mon intelligence…).

Et trois ans plus tard, ou suis-je ? Bon j’ai fini Khalife à la place du…, ça vous vous en souvenez si vous me suivez de prêt mes élucubration non Antonioniennes. Donc on peut dire que le but était atteint, la victoire acquise, tout allait bien.

Pourtant, en trois ans, les choses évoluent, les gens aussi. Enfin normalement. Et moi j’ai pas eu envie d’en rester là, Khalife à la… oui vous savez de quoi je parle.

En trois ans, j’ai donc embarqué mon équipe avec moi, je leur ai fait quitter un relatif confort intellectuel et professionnel, pour les « forcer » à me suivre dans une sacrée expérience, dans un road movie assez flippant, où il n’y a pas de retour vers le futur possible. Lorsque j’ai pensé ce changement, je suis partie le vendre à qui de droit, et non sans mal mon offre a été achetée. D’abord petitement, puis grâce au bon sponsor, par un plus grand client. Une fois la vente conclue, il a fallu délivrer bien sur. Là je me suis retourné vers mon équipe, et à tous je leur ai posé la même question de façon relativement simpliste : « tu veux venir avec moi, bosser plus, apprendre plus, galérer et en baver plus pour un jour peut être avoir de la reconnaissance ou tu veux rester où tu es, sans beaucoup de possibilités d’évolutions, tant personnelles que professionnelles, mais dans un calme et un confort rassurant ? » A l’époque, les 8 personnes qui travaillaient pour moi m’ont suivi, et trois ans plus tard, ils sont encore 7 à me suivre. Le 8ième est parti pour des raisons personnelles non liées à ce que je lui proposais, et à dire vrai, je comprends pourquoi il a pris cette décision. A part ce départ, mes 七人の侍 sont toujours là, et toujours aussi remuants d’ailleurs. On a bien 島田 勘兵衛, 菊千代, 片山 五郎兵衛, 久蔵, 林田 平八, 七郎次 et岡本 勝四郎. Ca aurait été plus simple de les comparer aux 7 nains, mais ce ne sont franchement pas des nains, et on ne peut que très difficilement me comparer à Blanche Neige. Enfin si, on peut me comparer à elle, mais il y aura tellement peu de points communs que la comparaison sera assez vaine.

Mes sept samouraïs, puisque c’est d’eux qu’il s’agit, ne sont pas allés rétablir la paix dans un petit village d’irréductibles Gaulois ou de Chine d’ailleurs, mais ils ont relevé le challenge. L’équipe a grandi, j’ai maintenant 9 samouraïs dans cette première équipe, j’en ai 7 autres qui m’ont rejoint sur une activité que j’ai absorbée, mais mes 7 samouraïs initiaux n’ont pas du tout envie de quitter leur Blanche Neige, enfin je le pense.

Pourtant, sur ces trois dernières années, ce que je leur ai demandé, ce que je me suis imposé, n’a pas été une partie de plaisir n’est toujours pas une partie de plaisir, demande des efforts en veux tu en voila…

Mais une chose est claire : après trois ans, on peut noter qu’on a fait des choses : on a réussi a mettre en place et faire reconnaître un modèle que beaucoup voyaient voué  à l’échec avant même son lancement, on a réussi a grandir, on a réussi a prendre des parts de marché, à se rendre utile pour nos clients, et on a encore plein de possibilités de croître. Bien sur, cela veut dire encore des efforts, encore de la tension, encore de la prospection, de la vente, du service à délivrer, avec encore des retard dans la reconnaissance, mais au moins on sait que ladite reconnaissance n’est pas qu’un mot, qu’elle peut arriver avec persévérance et en montrant notre qualité…

J’ai d’ailleurs un souci à ce sujet : ce que j’ai fait depuis deux ans et quelques, je l’avais mis en balance avec certaine reconnaissance de la part de mon chef, reconnaissance que j’ai eue puisque je ne suis plus seulement khalife à la place du… mais presque sultan moi-même (merci chef…) Et donc maintenant que même le khalifat est atteint et dépassé, alors que le sultanat s’offre à moi (bon, pas tout de suite, faut pas exagérer, et personnellement je ne suis pas convaincu du bien fondé de me lancer dans ce nouveau projet), je me retruve avec un gros, un énorme problème existentiel : que puis je demander à chef chef ?

Bon je ne sais pas encore ce que ce sera, mais une chose est sûre : quoi que ce soit, je continuerai à demander, et quoi que j’obtienne, je saurai m’en contenter…

Et pour celles et ceux qui se demanderaient quel est le rapport entre ce post et son titre, il s'agit juste d'une association d'idées brumeuse qui est partie des 7 samouraïs pour finir chez Bowie, en s'arrêtant à ce magnifiquement dérangeant film qu'est Furyo, dont le titre original est celui repris dans ce post... Oui je sais, faut suivre....

19.2.12

La grippe


L’avantage, à avoir choppé une bonne grippe, c’est qu’on passe son temps au lit, tout le temps qu’on peut : ainsi, sur les dernières 72h, j’ai du en passer 40 au lit… Bon d’accord, ce ne sont pas forcément les 40 plus agréables heures qu’on puisse imaginer, mais elles ont atteint leurs buts : elles ont non seulement permis de surmonter la crise, mais aussi de tenter de me reposer. Il faut dire que lorsqu’on est cloué avec presque 40 de fièvre, mal dans toutes les articulations, et la tête qui va exploser, il n’y a pas grand-chose d’autre qu’on puisse faire. 

Comme c’était mon cas, je me suis donc livré à cette activité normalement fort agréable qui consiste a rester dans son lit à attendre de pouvoir faire autre chose, une bouteille d’eau a côté de moi, et un lit trempé, à croire que mon matelas d’eau avait crevé… Mais non, nous n’avons pas encore changé de matelas, et même quand on le fera, ce ne sera pas pour ce type de produit, madame arguant encore du fait que de par la différence de poids si pour moi la couche d’eau a la douceur d’une couche d’eau, pour elle, cela ressemble plus a du béton, et le béton, ce n’est pas terrible pour dormir dessus.

Et que fait-on normalement quand on est allongé a ne rien faire ? Ben la logique veut qu’on savoure, on se relaxe, on réfléchit, on se pose, on se projette, on projette, on imagine, on analyse, on compare, on fait un bilan, enfin on se livre a un travail mental ou intellectuel  que la non activité physique facilite grandement. Et avec 40 degrés de fièvre, ou presque, l’idée même d’activité physique est impossible à idéaliser, je n’ose imaginer ce que ça peut être que de la conceptualiser, dans l’idée même de la réaliser… Et l’idée de réaliser une idée d’activité physique, c’est idéalement idéal peut être, mais réalistement irréaliste.

Je me suis donc retrouvé pendant 40 heures en tant que légume dans un bain d’eau, situation peu réjouissante s’il en est, et qui me confirme que je ne tien pas du tout à me réincarner en légume à fondue chinoise dans ma future vie.

Ne pouvant donc pas me livrer à une quelconque activité nécessitant le recours au moindre muscle (pour info, même cligner des yeux ou bailler faisait un mal de chien…), j’aurais donc du me livrer aux activités mentales et intellectuelles susmentionnées,  et qui, en temps normal génèrent chez moi un plaisir des plus jouissifs qu’il soit, d’autant qu’il est essentiellement égoïste et son degré de satisfaction  dépendant que de mon propre jugement…

Hélas, si « la grippe vous va si bien » il n’est pas dit, bien au contraire, qu’elle va bien au cerveau et à toute activité nécessitant un recours à celui-ci. Il était totalement impossible d’aligner deux pensées cohérentes de suite, au point que j’ai du me faire mettre en arrêt de travail, ce qui est un comble quand on travaille à domicile : si je ne peux pas être sur mon lieu de travail = mon lieu de vie, je ne peux donc naturellement pas être sur mon lieu de vie = mon lieu de travail… Aurais-je du aller à l’hôtel ?  Ça aurait sans doute été plus reposant, je l’avoue… Car le point essentiel que je n’ai pas évoqué jusqu’à présent est que ma situation au regard de la grippe n’était pas monopolistique, madame a atteint toute la boîte à clous : Ralph et Gabou en début de semaine, qui en sortent à peine, Mape vendredi, qui n’est franchement pas brillante aujourd’hui, et finalement Pierrot Lapin qui se réveille gentiment ce matin avec un petit 39.2 et qui est une vraie bouillotte sur mes genoux à l’instant présent, tellement sonné par sa visiteuse que pour une fois il est calme, pour ne pas dire atone et atonique… On l’a souhaité, car c’était inhumain de le voir courir partout à 200% d’énergie quand nous on était difficilement a 1%... Comme dirait l’autre « méfiez vous de vos souhaits, ils pourraient se réaliser » Ils se sont réalisés Et je l’avoue, ne pas pouvoir le décoller d’un pouce, c’est presque aussi contraignant, même si c’est moins fatigant….

Bon c’est pas grave, moi j’en suis sorti, sans franchir le parcour grippal classique, le V pas pour Vendetta mais pour la courbe de fièvre : 2 jours hauts (ça j’ai fait) suivi par un jour bas (la rémission, que j’ai eue aussi) et s’achevant par un certain nombre de jours (1, 2, 3, 4 ou plus) hauts et enfin 2 semaines de fatigue et de toux mortelle de vieux catarrheux tuberculeux. Bon pour la fatigue, ça va, ça n’es t pas un changement ni une nouveauté, et je vais avoir une petite semaine a Sofia et une autre à Prague pour me reposer. Les quintes de toux sont bien la, je vais juste tenter de laisser mes poumons a l’intérieur et tout le reste a l’extérieur…

Donc dans l’ensemble, mis à part ces deux jours d’interruption momentanée du son et de l’image, je m’en sors pas trop mal.. Reste a remettre les autres sur pied et ça sera parfait… Mais un conseil : si vous voulez savourer vos vacances d’hiver, au ski ou ailleurs, évitez la boite à clous pour le moment…

Et pour ceux qui n’auraient pas cliqué sur le lien proposé, voici les paroles de cette chanson si encourageante sur la Grippe, merci Boris Vian …

« La grippe vous va très bien
M'a dit mon amant ce soir
Ça vous donne un joli teint
Ça vous va bien mieux que le noir
Ma grippe vous va très bien.
Souffrez que je tousse un peu
Lui ai-je dit d'un air doux
Souffrez que je souffre un peu
J'ai parfois très mauvais goût
Souffrez que je souffre un peu.

Quand vous souffrez mon amie
M'a répondu mon amant
Vous ressemblez à la pluie
Je trouve ça très seyant
Quand vous souffrez mon amie.
J'ai un peu peur ai-je dit
Que les larmes me vieillissent
J'ai un peu peur aussi
Que la fièvre m'enlaidisse
J'ai un peu peur ai-je dit.

Elles vous vont comme un gant
Vous savez bien que vos larmes
Me plaisent beaucoup vraiment
Votre fièvre a bien du charme
Elles vous vont comme un gant.

Ah vraiment je suis trop maigre
Je sens que je m'affaiblis
N'avez-vous pas de vinaigre
Voyez mes bras ai-je dit
Ah vraiment je suis trop maigre.
Mais ces os vous vont très bien
M'a répondu mon amant
Ne vous inquiétez de rien
Ça vous donne un air troublant
La mort vous ira très bien »